lundi 23 octobre 2017

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Barrage de Manantali : ÉLECTRIFICATION DE 34 VILLAGES DÉPLACÉS

Ces poissons proviennent pour l’essentiel du Maroc, du Sénégal,
de la Mauritanie

Un fonds de 3, 498 milliards de Fcfa a été créé le 31 décembre 2016 pour la réalisation des travaux d’électrification de ces localités suite à l’édification du barrage de Manantali

Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseini, a inauguré vendredi dernier, le Projet d’électrification de 34 villages déplacés dans les communes rurales de Bamafélé, de Niantasso et de Diokili suite à la réalisation du barrage de Manantali dans la région de Kayes. Cette réalisation s’inscrit dans la vision d’accroître la production hydroélectrique et de mettre en œuvre le programme d’électrification rurale pour une meilleure intégration sous-régionale. Les travaux ont porté sur 215,3 km de réseau moyenne tension 30 kv, 72 km de réseau basse tension, 34 transformateurs de 30/0,4 kv et 50 kva, 2 transformateurs de 30/0,4 kv et 100 kva, 1015 foyers lumineux d’éclairage public.
Un fonds de 3,498 milliards de Fcfa a été créé le 31 décembre 2016 pour la réalisation des travaux d’électrification des 34 villages déplacés suite à l’édification du barrage de Manantali auxquels s’ajoutent 30 millions de dollars au compte du rabais du Projet hydroélectrique de Gouina.
La cérémonie d’inauguration a enregistré la présence du sous-préfet de Bamafélé, Moctar Diallo, du Haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Hamed Diané Seméga, de la coordinatrice de la Cellule nationale de l’OMVS-Mali, Mme Ly Fatoumata Kane et des deux directeurs généraux de la Société de gestion de l’énergie de Manantali (SOGEM) et de la Société d’exploitation de Manantali et Félou (SEMAF) respectivement, Tamsir N’Diaye et Mohamed Mougaha.
Le maire de Diokili, Kambou Dialllo soulignera qu’avec l’électrification des 34 villages, les habitants n’achèteront plus de piles ni de pétrole et les écoliers n’apprendront plus leurs leçons à la lumière des lampes à pétrole. Le représentant des 34 villages, Fassima Keita a remercié les autorités pour la présente réalisation.
Hamed Diane Semega, de son côté, expliquera que l’OMVS a un Haut commissariat et dispose dans chaque Etat d’une coordination, dirigée par des cadres choisis par le ministre de tutelle. Les ministres constituent l’interface entre l’Etat et l’organisation. L’énergie, selon lui, n’est plus seulement un facteur de production, mais c’est aussi et surtout un important levier de développement économique et de stabilité politique. L’électrification des 34 villages, elle, est une nouvelle occasion de montrer la solidarité sans faille entre nos Etats et l’importance qu’ils accordent à l’autonomisation des populations du Bassin du fleuve Sénégal, a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau a salué l’OMVS qui, après avoir consacré l’essentiel de ses efforts à la construction de grands aménagements structurants durant ses trois premières décennies d’existence, s’est donnée pour priorité de stimuler la croissance dans la sphère économique des collectivités vivant dans le Bassin du fleuve Sénégal. L’une des priorités du gouvernement du Mali, a-t-il rappelé, est de valoriser les ressources énergétiques par une véritable promotion de l’hydroélectricité en raison notamment de la compétitivité de son coût d’accès. Poursuivant, il a indiqué que dans le cadre de la réalisation du projet Manantali II, une Convention de financement d’un montant de 52,4 milliards de Fcfa a été signée le 2 juillet 2017 à Bamako entre notre pays et l’Agence française pour le développement. En outre, dans le cadre de l’OMVS, son département a décidé d’accélérer la mise en œuvre du portefeuille actuel de projets hydroélectriques. Les sites de centrales hydroélectriques identifiés au Mali sont au nombre de 35 dont 24 ont fait l’objet d’évaluation de capacité. Ces 24 sites peuvent être équipés d’une puissance d’environ 1 135 Mw et sa production est en moyenne de 5 482 Gwh. Ce portefeuille de projet sera complété par un programme qui comprend la réalisation des centrales hydroélectriques de Bagoé II (45Mw) et Baoulé III (40Mw et Baoulé IV (40 Mw) dont les études de faisabilité sont en cours. S’agissant du développement des mini /micro centres hydroélectriques, 6 sites ont été identifiés et font l’objet d’études de faisabilité. Ce programme représente un investissement estimé à 60 milliards de Fcfa, développé dans le cadre du plan d’investissement du programme de valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP) avec l’appui du Fonds d’investissement climat (CIF).
Le ministre a rappelé que conformément aux décisions de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OMVS, relative à la politique d’électrification rurale sous – régionale et sur la base des besoins exprimés par les Etats membres, la Société de gestion de l’énergie de Manantali (SOGEM) a initié plusieurs projets d’électrification rurale aux environs des sites des barrages hydroélectriques au Mali et le long de son réseau de transport au Mali en Mauritanie et au Sénégal. Entre autres, la SOGEM a financé plusieurs projets dont certains sont déjà exécutés et d’autres en cours ou programmés dans les trois Etats.
Le coût total du projet est estimé à 21 milliards de Fcfa dont 10 milliards financés par un prêt de la BOAD pour les projets Bakel-Sélibaly et le reste sur fonds propres de la SOGEM. Par ailleurs, le conseil des ministres de l’OMVS a décidé de créer, au niveau de la SOGEM, un fonds d’électrification rurale alimenté entre autres, par une partie des résultats de la SOGEM, les revenus issus de la vente de crédit carbone des projets mis en œuvre par ex-Félou ainsi que toutes autres sources que le Conseil des ministres définira par la suite. Le projet d’électrification des 34 villages comporte deux phases. La première a concerné 5 villages. Il s’agit de l’électrification des localités de Bengassi-Sonfara, Diokéli, Kala, Diakhaba et Bakouroufata dans le cercle de Bafoulabé. Les installations ont été mises en service et le transfert à l’exploitant EDM-sa est effectif depuis février 2016. La deuxième phase a concerné 29 villages dont les localités sont situées dans les cercles de Bafoulabé et Kita.
Abdourhaman TOURÉ

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