lundi 16 juillet 2018

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Assurance maladie : UNE PRIORITE POUR LA CIPRES

La mise en œuvre des politiques de protection sociale, notamment de prise en charge du risque maladie chez les populations, est un passage obligé pour les Etats africains. Il faut donc développer des stratégies efficaces de couverture maladie et orienter, dans ce sens, la décision des autorités.

C’est à ce travail de réflexion que s’emploie, depuis hier à l’hôtel Onomo, le comité technique de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES), chargé d’accompagner, sur le plan technique, les Etats membres de l’organisation dans le processus d’instauration et d’extension de l’assurance maladie.La cérémonie, présidée par le conseiller technique au ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Amadou Diallo, s’est déroulée en présence du secrétaire exécutif de la CIPRES, Innocent Makoumbou et du directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM), Ankoudio Luc Togo et nombre d’invités.

La réunion du comité technique de la CIPRES se veut donc un cadre de concertation mais surtout de réflexion plus poussée sur les stratégies d’instauration et d’extension d’un régime de prise en charge du risque maladie dans les pays de la CIPRES.

Des experts avérés plancheront donc sur la désignation d’un président au sein du comité technique, l’examen et l’adoption de son règlement intérieur, l’élaboration des orientations et de stratégies d’appui et d’assistance des Etats membres de l’organisation sous régionale. Elles opineront sur les modalités des saisines du comité technique par les Etats membres, demandeurs d’assistance ou d’appui dans le processus d’instauration et de l’assurance maladie ou tout autre système de couverture maladie.

Les participants vont également mettre en place un répertoire des partenaires et experts susceptibles d’accompagner les pays membres dans l’instauration (pour certains) et l’extension (pour d’autres) de la couverture maladie.   

Les experts du comité technique mèneront donc une cogitation globale, intégrant la particularité et la sensibilité de la question. Il faut aussi noter que le bien-fondé des régimes d’assurance maladie ne se discute pas. Tous les observateurs avertis admettent l’urgence, pour les pays africains qui tardent à le faire, de s’inscrire dans cette dynamique d’adoption de régimes de protetion sociale, notamment de prise en charge du risque maladie chez les populations.  Les efforts doivent être mis en commun afin que ces pays bénéficient d’un accompagnement.

Le secrétaire exécutif de la CIPRES a expliqué que le conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale, conscient de l’importance de l’assurance maladie et soucieux d’améliorer les conditions de vie des populations, a mis en place un comité technique d’assurance maladie, constitué de 8 Etats membres. Pour lui, cet organe a pour mission de définir les principes nécessaires à observer dans le processus de mise en place de l’assurance maladie, recueillir les besoins d’assistance exprimés par des Etats membres, ayant au préalable réalisés des avancées, en matière d’instauration de l’assurance maladie (études, adoption de textes législatifs et réglementaires et mise en place de la branche maladie).

Elaborer un plan d’accompagnement, rechercher des partenaires et faire des propositions de réajustement ou de mesures correctives en cas de risque pouvant contrarier la réalisation efficace des objectifs de l’assurance maladie ou affecter le bon fonctionnement du système ; sont aussi des missions dévolues au comité technique de la CIPRES.

Pour le directeur général de la CANAM, les pays qui gardent une bonne longueur d’avance sur les autres, notamment le nôtre, ont un devoir de partage et de contribution. Il faut donc s’accorder sur les voies et moyens  d’accompagnement, a relevé le directeur général de la caisse avant de souligner qu’il y a des expertises que le comité pourrait conseiller aux différents Etats membres sur des questions très pointues.

Notre pays qui a de réels motifs de satisfaction en matière de politique de protection sociale, notamment de prise en charge du risque maladie chez les fonctionnaires et autres travailleurs régis par le Code du travail, peut servir d’exemple à d’autres.

Pour le conseiller technique, dans les Etats membres, le processus d’instauration et d’extension de l’assurance maladie est une priorité et un défi majeur à relever afin de permettre à la plus grande majorité des populations de bénéficier d’une couverture de sécurité sociale de base en vue de leur offrir et garantir des prestations sanitaires de qualité plus accessibles financièrement et géographiquement.Amadou Diallo a aussi partagé quelques statistiques de l’Organisation internationale du travail sur les inégalités et les poches de vulnérabilité qui font froid dans le dos.

La réunion du comité technique de la CIPRES s’étendra jusqu’à vendredi prochain.

B. DOUMBIA

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