mercredi 29 mars 2017

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Afrique-France : LES HOMMES D’AFFAIRES OUVRENT DES PISTES POUR LE DECOLLAGE DES ENTREPRISES

Près de 70 chefs d’entreprises françaises et 300 hommes d’affaires d’Afrique se sont retrouvés en marge du sommet de Bamako. Les patronats français et africains ont formulé des recommandations à l’endroit des chefs d’Etats
Débuté le vendredi 13 janvier dernier, le Forum économique de Bamako a pris fin le même jour à l’hôtel de l’Amitié, sous la présidence des présidents des patronats malien et français, respectivement, Mamadou Sinsy Coulibaly et Pierre Gattaz. La rencontre a réuni 70 chefs d’entreprises françaises (CAC40 et 60 PME) et 300 hommes d’affaires venus d’Afrique. Ce Forum avait un triple thème : « Jeunesse et entrepreneuriat en Afrique ; diversification économique pour soutenir la croissance et Financement en Afrique : de nouvelles solutions ». A la fin de ces travaux, les patronats français et africains ont formulé des recommandations à l’endroit des chefs d’Etats réunis samedi 14 au sommet Afrique-France Bamako 2017.
Considérant que l’éducation et la formation sont les piliers des pays, ils prônent la création de modèles de gouvernance en matière de formation et le soutien à la création de pôles de formation techniques et supérieur  à l’échelle régionale dans le cadre de partenariats public-privé. Les entreprises africaines et françaises appellent les gouvernants à mener des actions visant à renforcer l’employabilité des populations grâce à une adéquation entre les offres de formation et les besoins des entreprises dans chaque pays. Ils suggèrent d’assurer la promotion de l’apprentissage comme un des outils répondant au mieux aux besoins des entreprises et donc au marché du travail.
L’entrepreneuriat des jeunes constituent, pour eux, un facteur d’épanouissement et de croissance. A ce titre, le secteur privé invite les décideurs à la promotion des talents et opportunités de la jeunesse en l’accompagnant vers l’entrepreneuriat par l’organisation d’évènements, salons, déploiement de formations… Ils trouvent aussi utile de favoriser les synergies entre les réseaux privés afin de partager les expériences, les savoir-faire, les compétences, et valoriser les meilleures pratiques entre les Etats. Pour la diversification économique et pour soutenir la croissance en Afrique, les entreprises trouvent que l’amélioration de l’écosystème est dans l’intérêt de tous. Car, c’est souvent la chaine de valeur qui manque pour attirer durablement les investisseurs. Pour eux, le rôle des PME est déterminant dans ce processus. Elles (PME) estiment importante la mise en place des lignes de financement spécifiques permettant de combler un manque entre la micro financement et le « privaty aquity » de gros projets.
A propos du financement en Afrique, les entrepreneurs recommandent de mobiliser toutes les sources de financement au service des entreprises. Il s’agit des investisseurs institutionnels internationaux, private equity, épargne de long terme, épargne de la diaspora, business angels, etc. Ils suggèrent aussi de stimuler le développement des marchés des capitaux en Afrique.
En matière d’innovation et du numérique, les entrepreneurs et entreprises africaines et françaises préconisent la promotion de l’entrepreneuriat et le renforcement des jeunes pousses africaines du numérique. Pour les transformer en fleurons technologiques continentaux, selon leurs propos. Ils demandent aussi de faciliter l’investissement des opérateurs dans une connectivité de qualité et de développer la formation aux métiers du numérique, les formations courtes au codage, notamment.
Dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire, ils prônent la sécurisation du foncier, le développement de la formation technique, la structuration des filières, et le développement des infrastructures logistiques pour le transport et le stockage. En matière d’énergie renouvelable, ils ont entre autres recommandé d’encourager les Etats africains à définir des plans et des stratégies augmentant la part de ces énergies dans leur offre énergétique, domaine clef pour leur croissance économique.
Et pour disposer d’un cadre propice aux investissements, le secteur privé juge nécessaire l’adoption de cadres législatifs favorables aux solutions de production d’énergie renouvelable pérenne et l’adaptation des règlementations  centrées sur les coûts.
Synthèse
C. M. TRAORE

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