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PostHeaderIcon Visite officielle du président Touré en Algérie : LA SECURITE EN BONNE PLACE

Amadou Toumani Touré et Abdelaziz Bouteflika exploreront les différentes options de renforcement de la coopération économique et sécuritaire dans l’espace sahélo-saharien

Visite officielle du président Touré en Algérie : LA SECURITE EN BONNE PLACE

Le président de la République, Amadou Toumani Touré, entreprend à partir d’aujourd’hui, en République démocratique algérienne, une visite officielle de deux jours au cours de laquelle il sera beaucoup question de coopération économique et aussi de sécurité. La délégation conduite par le chef de l’Etat comprend outre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ceux de l’Equipement et des Transports, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Energie et de l’Eau. Figurent également dans la délégation présidentielle, les gouverneurs des régions de Gao, Tombouctou et Kidal. La présence de ces derniers est liée aux problèmes de développement et de sécurité dans la bande sahélo-saharienne et aux nouvelles menaces qui planent sur la région après la chute de l’ancien guide de la révolution libyenne. Les combats qui ont ensanglanté la Libye ont en effet dispersé dans toute la région une importante quantité d’armes et de nombreux combattants des rangs kadhafistes. La chute de Kadhafi marque aussi la fin des transferts salariaux, le retour désorganisé des immigrés, la fin des aides de Tripoli et des dons privés, auxquels il faut ajouter l’accroissement des trafics bénéficiant du désordre ambiant Ces périls interpellent aujourd’hui au premier chef l’Algérie, le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie. Le terrorisme ignorant les limites territoriales, la réponse des Etats doit être globale à travers tout le Sahel et le Sahara. C’est pour cette raison que les autorités maliennes appellent de tous leurs vœux depuis des lustres, l’organisation d’une conférence internationale sur le développement et les périls qui menacent la sous-région sahélienne. De même, les divers trafics : drogues, cigarettes, armes, immigrés sont par nature transfrontaliers et pour y répondre, il faut des actions transversales similaires et cohérentes à travers la région. Si une réponse uniquement pacifique ne peut suffire à régler les problèmes, la seule utilisation de la force ne peut mener à la paix. Pour faire face à la violence armée, il faudra agir simultanément sur plusieurs fronts et par l’entremise de plusieurs acteurs à la fois. Notre pays a pris la mesure du problème en lançant le Programme spécial pour la paix et le développement des régions du nord du Mali. Fondé sur le binôme sécurité-développement, le PSPSDN intervient dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et du soutien à l’activité économique. Engagé dans sa phase opérationnelle, le programme s’emploie aussi à rétablir la sécurité et l’administration dans le Septentrion. Ces efforts nationaux doivent être soutenus par stratégie internationale propres à éradiquer les connivences contraires, voire opposées, aux intérêts des Etats nationaux qui se manifestent dans le Sahel et le Sahara. Les états de la région doivent privilégier la coopération et l’action collective en faveur de la paix. La mise en valeur des ressources minières et énergétiques de la région ne peut s’effectuer dans un environnement dominé par l’insécurité et la compétition diplomatique. De cette analyse résulte toute l’importance de cette visite que les présidents Amadou Toumani Touré et Abdelaziz Bouteflika mettront certainement à profit pour réaffirmer la solidarité et resserrer la coopération entre nos deux pays.