Le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), à travers sa section nationale de l’enseignement fondamental a organisé une conférence débat jeudi à la Maison du partenariat. Celle-ci était animée par le doyen et ex secrétaire général du SNEC, Mamadou Lamine Diarra, Hamed Sidibé et Issaga Traoré. Sous la houlette du modérateur Cheick Tidiane Touré, les débats ont porté sur "l’engagement du SNEC à la construction nationale et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants" et ont permis de rappeler l’histoire et les activités du syndicat. La conférence a ainsi traité de la genèse du mouvement syndical de 1945 à 1963, de ses forces et faiblesses ; de la naissance et des actions menées par le SNEC sous la première République puis dans l’avènement de la démocratie et de son attitude face au pluralisme syndical Le principal conférencier, Mamadou Lamine Diarra, a indiqué que le SNEC, un des premiers syndicats du pays, a été crée en 1945 sous le nom de Syndicat unique de l’enseignement laïc (SUEL). Deux ans plus tard, avant la tenue du premier congrès de l’Union régionale des syndicats du Soudan (URSS), le SUEL deviendra le Syndicat unique du personnel de l’enseignement laïc (SYUPEL). Ce syndicat était le seul à l’époque qui organisait chaque année des congrès et des activités concrètes, a souligné le conférencier. En 1960, suite au congrès de Kayes le SYUPEL deviendra le Syndicat national de l’enseignement laïc du Soudan (SNELS). Mamadou Lamine Diarra a accolé le qualificatif « historique » au congrès de Mopti car le syndicat y avait recommandé la création de la monnaie malienne en 1962. Le congrès de 1963 a vu l’adhésion au SNELS du Haut commissariat de la jeunesse avec les artisans et les artistes. C’est à cette date que le Syndicat national de l’éducation et de la culture a été crée. Depuis, une multitude d’actions et d’activités allant dans le sens du changement et de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants ont été menées par ce syndicat, se rappelle Mamadou Lamine Diarra. Il est important pour le bureau du SNEC de faire le bilan de ses activités durant les 50 ans passés et de faire des propositions concrètes pour sortir l’école malienne de sa crise, a souligné Tibou Telly, le patron actuel du syndicat.