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PostHeaderIcon Réunion du Conseil exécutif national de l’agriculture : ON AVANCE !

Tenu dans un contexte favorable de forte production céréalière, le Conseil a étudié les voies et moyens pour la mise en œuvre diligente des décrets inspirés de la Loi d’orientation agricole

Réunion du Conseil exécutif national de l’agriculture : ON AVANCE !

La 5ème session du Conseil exécutif national de l’agriculture s’est tenue jeudi dans la salle de conférence de la Primature. Les travaux étaient dirigés par le Premier Ministre Modibo Sidibé. Les ministres en charge du monde rural, Agatham Ag Alhassane (Agriculture), Mme Diallo Madeleine Bâ (Elevage et Pêche), Tiémoko Sangaré (Environnement et Assainissement), et le ministre de l’Economie et des Finances, Sanoussi Touré, accompagnés de leurs équipes techniques, ont participé à la réunion. Ainsi que la Commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Lansry Nana Yaya Haïdara. La session a surtout discuté de la mise en œuvre diligente des décrets inspirés de la Loi d’Orientation agricole. Après la conception de cette loi, de sa vision et de son programme avec comme objectif de faire de notre pays une puissance agricole, il s’agit aujourd’hui de prendre des mesures courageuses et pratiques pour la mise en œuvre de cette législation novatrice. « Que de chemin parcouru, mais aussi que de difficultés vaincues. Vous avez, à chaque instant, su faire montre de votre engagement, de votre perspicacité et de votre sens de la responsabilité pour afficher les résultats qui sont les nôtres, j’allais dire, les vôtres, dans le seul but de contribuer à l’avènement d’un Mali agricole qui gagne, conformément aux objectifs du programme pour le développement économique et social du Président de la République », a dit le Premier Ministre aux membres du Conseil exécutif de l’agriculture qu’il préside depuis la création de cette instance. Evoquant justement de la Loi d’orientation agricole elle même, Modibo Sidibé a jugé que bien plus qu’une loi, elle est par essence un véritable instrument de vision stratégique de développement du secteur agricole. En cela, elle innove et propose des solutions appropriées à certaines questions fondamentales du développement agricole. Ces questions sont relatives au statut des exploitations et exploitants agricoles, aux modalités de relations et d’enregistrement des organisations interprofessionnelles et à la question de la sécurité foncière agricole. Au menu également des discussions du conseil, le financement des activités agricoles, la valorisation des productions agricoles dans une logique de chaîne de valeur et la problématique de la modernisation et de l’industrialisation du secteur agricole. L’instance qui s’est déjà réunie à quatre reprises a vérifié l’exécution des activités programmées et adoptées par la quatrième session du Conseil supérieur de l’agriculture présidée par le chef de l’Etat le 29 mars de l’année dernière. Modibo Sidibé a, à la fin des travaux, salué le niveau d’engagement et les efforts déployés par les départements en charge du secteur agricole dans l’exécution des tâches auxquelles ils ont souscrit lors de la précédente session. Car, notera-t-il, la plupart des engagements des départements ont été déclinés dans le programme de travail gouvernemental de l’année 2010 à travers des projets et documents de politique concourant à la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole. Le chef du gouvernement a ensuite demandé à l’ensemble des acteurs concernés d’accorder une priorité subséquente à l’exécution des projets qui seront issus de cette session et qui seront entérinés par la prochaine session du Conseil supérieur de l’agriculture dont la tenue est imminente. Modibo Sidibé a réitéré l’une des recommandations de la dernière session du Comité exécutif national du Conseil supérieur de l’agriculture sur la nécessité d’assurer une large concertation autour des processus d’élaboration des textes. Du point de vue du Premier ministre, cette concertation doit se construire particulièrement avec tous les acteurs de la profession agricole et de la société civile afin d’aboutir à des documents consensuels qui tiennent largement compte des préoccupations et des attentes de tous, notamment des femmes et des jeunes. C’est à ce prix, a indiqué Modibo Sidibé, que le chantier de la Loi d’orientation agricole sera celui de la grande majorité des Maliens que sont les agriculteurs, les pêcheurs et les exploitants forestiers. Pour conduire l’ensemble les activités prévues pour 2011 dans le cadre de la Loi d’orientation agricole, le ministère de l’Agriculture a besoin de 314 millions de Fcfa dont seulement une enveloppe de 60 millions est disponible. Le gap est à rechercher auprès de l’hôtel des Finances et des partenaires techniques et financiers qui s’intéressent de plus en plus au renforcement du cadre législatif et réglementaire du secteur agricole.