ACTUALITE

PostHeaderIcon Résidences universitaires : LIFTING REUSSI

Les locaux dont la réhabilitation a coûté 2 milliards de francs, offrent un cadre agréable pour les études

Résidences universitaires : LIFTING REUSSI

De l’eau qui suinte partout, des murs noircis par la saleté, des fils électriques qui traînent à même le sol ou pendant au dessus les lits, des toilettes puantes et inutilisables, des étudiants entassés souvent par 12 pour des chambres faites pour seulement 4 personnes, c’est le spectacle désolant que présentaient, il y a quelques mois, les résidences universitaires communément appelées dortoirs de l’Université de Bamako. Ce décor est maintenant un triste souvenir qui tranche net avec le tableau qu’offrent les résidences entièrement rénovées par les soins du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Le Premier ministre a visité lundi la cité universitaire de la Faculté des sciences et techniques (FAST) et celle de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMPOS). Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé était accompagnée pour la circonstance du ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales et de son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Depuis une vingtaine d’années, les résidences universitaires de l’Université de Bamako étaient gérées par les comités AEEM des établissements. Aussi, ces résidences construites dans les années 1965 n’ont jamais bénéficié de véritables travaux d’entretien. Au fil des années, les bâtiments et leurs installations se sont donc considérablement dégradés, devenant un danger pour leurs occupants qui n’avaient guère le choix. Rénover ces locaux et offrir aux étudiants de meilleures conditions d’études ont décidé le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à fermer l’université le 30 juillet 2011. Aujourd’hui, le résultat constitue un motif de fierté pour les étudiants et tous les acteurs de l’école. « C’est formidable ce que j’ai vu. Nous n’avions jamais pensé qu’on aurait pu récupérer ces dortoirs. Les locaux sont devenus confortables et les étudiants sont pressés de les occuper », a commenté un étudiant. « Ça donne envie de retourner sur les bancs », a réagi un autre visiteur du jour. Les bâtiments offrent désormais un agréable cadre d’apprentissage. Les travaux ont consisté en la reprise des systèmes d’évacuation des eaux usées et d’alimentation en eau potable, la réparation du système d’électrification, le carrelage, la peinture, la réparation des toits, l’équipement en lits, entre autres. Les travaux pour l’ensemble des résidences de la FAST, de l’UIG et de la FMPOS ont coûté un peu plus de 2 milliards de Fcfa entièrement financés sur le budget national. La capacité d’accueil est estimée à 2242 lits. Les travaux ont été effectués par plusieurs entreprises de la place. Le taux d’exécution varie entre 80 et 90%, selon le chantier. « Nous avons repris les bâtiments de façon générale. Le travail était très complexe, mais l’essentiel était d’arriver au résultat satisfaisant », s’est félicité le colonel Mamadou I. Coulibaly, le directeur général du Centre national des œuvres universitaires. Après avoir visité plusieurs bâtiments à la FAST et à la FMPOS, le chef du gouvernement a exprimé satisfaction. « Nous avons vu le nouvel état des bâtiments, nous en sommes fiers et ne regrettons pas d’avoir opté pour ces travaux », a indiqué Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé qui a demandé aux étudiants de prendre grand soin des nouvelles cités. Elle a rappelé que d’autres locaux sont en cours de finition sur le campus de Kabala.