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PostHeaderIcon Prolifération des armes légères : LES RADIOS DE PROXIMITE S’ASSOCIENT A LA LUTTE

L’espace culturel Tin Fadimata de Gao a abrité le week-end dernier un atelier de formation du Projet d’appui à le récupération des armes légères (PARAL-G) en direction des animateurs de radios de proximité de la 7è Région et des communes de Ber et Salam de la région de Tombouctou.

Prolifération des armes légères : LES RADIOS DE PROXIMITE S’ASSOCIENT A LA LUTTE

Après les responsables des forces armées et de sécurité, le renforcement des capacités des acteurs, singulièrement les animateurs des radios de proximité, est capital pour obtenir des résultats en termes d’adhésion des communautés au PARAL-G. Le projet collaborant étroitement avec les comités communaux à la base dans le cadre de la sensibilisation et de l’information, c’est dans ce cadre que le Projet d’appui à la récupération des armes légères a organisé l’atelier de formation. La rencontre était essentiellement axée sur la place et le rôle du journaliste dans la lutte contre la prolifération des armes légères. Une occasion pour le coordinateur Azarock Ag Inaborchad de rappeler l’objectif essentiel du PARAL-G : "renforcer la sécurité dans les régions de Gao et Tombouctou à travers la récupération des armes légères et le développement d’une économie solidaire". Le PARAL-G, précisera son coordinateur, vise à contribuer au renforcement, à l’instauration d’une véritable culture de la paix et à la normalisation des rapports sociaux. La durée du projet (24 mois), son financement par le Japon et notre pays (plus d’un milliard Fcfa) ont également été évoqués. De son côté, le facilitateur, Amadou Maïga, président du Réseau des journalistes pour la sécurité, le développement, la paix en Afrique de l’ouest, a décrit le rôle du journaliste dans la récupération des armes légères. Les questions de paix, de prévention, de gestion, de résolutions de conflits, de paix, sont à prendre de plus en plus au sérieux par les médias, a estimé Amadou Maïga en soulignant leur rôle transversal. Les médias doivent donc jouer un rôle de premier plan dans la résolution des conflits et la lutte contre la prolifération des armes légères. Dans cette optique, les journalistes doivent être formés à comprendre les enjeux et à élaborer les messages en conséquence. Georges Togo, le directeur de cabinet du gouverneur, qui a présidé les travaux, a vu juste en rappelant le rôle de la bonne information et de l’éducation à la culture de la paix dans le changement des mentalités, une condition de l’engagement des populations dans les opérations de récupération des armes légères. La balle est donc désormais dans le camp des radios de proximité.