Notre pays à l’instar du reste de la communauté internationale a célébré samedi la Journée internationale de lutte contre l’excision.
Quelques jours auparavant, la commune rurale de Nioro Tougouné dans le cercle de Nioro du Sahel avait accueilli un atelier de réflexion et de sensibilisation des leaders communautaires, des responsables d’associations féminines, des communicateurs et des exciseuses traditionnels, sur la pratique de l’excision. L’ouverture de rencontre était présidée par le préfet du cercle de Nioro, le colonel Fallé Tangara, et s’était déroulée en présence des autorités communales, des représentants de l’UNICEF et de la direction régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. La session était organisée par la Coordination locale des associations et ONG féminines (CAFO) et la direction régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille en collaboration avec le centre de santé de référence et avec le concours financier de l’UNICEF. La session se proposait d’approfondir la réflexion des participants sur les dangers liés à la pratique de l’excision, de les sensibiliser à un changement de comportement. Inédite dans la zone, la rencontre a regroupé une centaine de participants venant des 18 villages de la commune. Les travaux qui ont duré trois jours ont permis aux participants de traiter des thèmes relatifs aux différents types d’excision et aux conséquences socio-sanitaires de la pratique. Pour la représentante de la direction régionale de la Promotion de la Femme, Mme Mangassouba Doussou Traoré, l’excision est une violation des droits de la femme. L’atelier a été l’occasion de projeter un film sur les différents genres d’excision. Le documentaire a aussi mis en exergue tous les dangers pouvant découler de l’excision. La présidente de la Cafo locale, Mme Hiri Maguiraga remercié l’UNICEF pour son soutien continu, avant d’inviter les autorités locales à aider la CAFO dans son combat contre cette pratique ancestrale mais dangereuse à tout point de vue. Elle a estimé que la meilleure arme dans le combat contre l’excision reste l’information et la sensibilisation.