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PostHeaderIcon Mali-Japon : UN FINANCEMENT IMPORTANT POUR SOLUTIONNER DEUX PROBLEMES CONNEXES

Le gouvernement japonais a mis 7 milliards Fcfa à la disposition de notre pays pour assurer la sécurité alimentaire et juguler les effets du changement climatique

Mali-Japon : UN FINANCEMENT IMPORTANT POUR SOLUTIONNER DEUX PROBLEMES CONNEXES

La coopération entre notre pays et le Japon s’est raffermie ces dernières années avec la reprise du programme d’aide alimentaire. La signature lundi d’un échange de notes et d’un accord de don relatifs à l’aide alimentaire et au "Programme de renforcement des capacités pour faire face aux catastrophes naturelles causées par le changement climatique" pour une enveloppe globale d’environ 7 milliards Fcfa vient conforter cette dynamique. Les documents ont été paraphés par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, et l’ambassadeur du Japon, Mme Yukiko Nakagawa. La cérémonie s’est déroulée à Koulouba en présence du secrétaire général du ministère de l’Énergie et de l’Eau, Lamissa Diabaté, du Commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, du représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Eizen Irei, et de plusieurs responsables des AE et de la diplomatie nippone. Le changement climatique est à l’ordre du jour partout dans le monde. De nombreux pays voient leur cycle agricole perturbé. De par leur position géographique, les pays sub-sahariens, dont le Mali, sont particulièrement exposés aux périodes de sécheresse. Dans le septentrion de notre pays, la nécessité s’impose d’agir en urgence face à la sécheresse qui s’aggrave dans les régions Nord, notamment à Kidal. L’on comprend aisément l’intérêt du gouvernement pour cet appui financier qui permettra de soutenir les efforts consentis dans ce sens en faveur des zones vulnérables. Premier document signé : l’échange de notes entre nos deux pays. Le gouvernement du Japon met à la disposition du Mali, à titre de don, une enveloppe de 4,3 milliards Fcfa destinée à l’aide alimentaire pour l’année fiscale 2009-2010. Cet argent servira à l’achat de céréales, notamment du riz dont une partie sera distribuée gratuitement et l’autre vendue, afin de reconstituer le fonds de contrepartie destiné au financement des projets de développement dans le domaine de la sécurité alimentaire. Cette aide vient s’ajouter aux 11.600 tonnes de riz (qui seront livrées très prochainement à l’OPAM) accordées à notre pays en 2008 par le Japon pour soutenir le programme alimentaire. Toujours dans la même veine, il faut souligner la mise en œuvre du "Programme d’aide alimentaire » (KR) et du "Programme d’aide non remboursable pour les agriculteurs défavorisés" (KRII). Ces deux programmes offrent aux agriculteurs, les moyens d’améliorer leurs conditions de production et de productivité en mettant à disposition des engrais, du matériel agricole ainsi que des céréales. Ainsi de 2003 à nos jours, notre pays a bénéficié de plus de 11 milliards Fcfa de subvention du gouvernement japonais au titre de l’aide alimentaire. D’autres actions du Japon en faveur de notre pays se manifestent à travers de nombreux projets financés à partir des fonds de contrepartie : la construction de 101 magasins de stockage dans les communes les plus vulnérables, un projet d’appui à la contre-saison maraîchère dans les zones vulnérables et un projet de renforcement et d’approvisionnement en céréales des régions défavorisées et de suivi-évaluation des banques de céréales dans 703 communes. Le second accord apporte un financement de 2,5 milliards Fcfa au "Programme pour l’amélioration des capacités faisant face aux catastrophes naturelles causées par le changement climatique". Ce projet va améliorer de façon importante l’accès de la population à l’eau potable dans la région de Kidal. "De bonnes récoltes ne pouvant être garanties, il est important pour le Mali de constituer un stock alimentaire pour couvrir les besoins du pays en cas de pénurie", a estimé Mme Yukiko Nakagwa en rappelant que la sécurité alimentaire joue un rôle moteur dans toute l’économie. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a relevé combien ce nouvel appui contribuera à améliorer l’approvisionnement des populations en céréales, notamment en riz, et à un prix raisonnable. Moctar Ouane a remercié aussi le gouvernement japonais de cette aide destinée à juguler les effets pernicieux un changement climatique qui se manifeste dans notre pays par la progression du désert, des sécheresses à répétition avec des crises alimentaires sévères, des inondations entraînant des destructions des cultures et des infrastructures routières et des systèmes de production d’eau potable. Autant d’événements qui créent des difficultés économiques et sociales auxquelles l’État est appelé à faire face par des aides d’urgence aux victimes et en intervenant dans la réparation des infrastructures, a t-il indiqué.