Une présentation par statut et une distinction établie entre logements sociaux et économiques figurent parmi les innovations majeures
Depuis leur lancement en 2003, les logements sociaux ont connu un succès qui ne s’est jamais démenti. La meilleure preuve de ce succès est les longues files qui s’étirent devant l’Office malien de l’habitat lors des dépôts de dossiers. Au fil des ans, la commission nationale d’attribution a entrepris de peaufiner les critères d’éligibilité. Ainsi pour l’attribution des 1180 logements de l’OHM et des 3700 logements construits dans le cadre du partenariat public-privé (dont 300 logements pour Sifma et 3400 pour FORAS) qui sont annoncés avant la fin de l’année, des nouveaux critères d’éligibilité ont été définis. Il n’y a pas de révolution mais des changements destinés à faciliter la tâche aux candidats à l’acquisition des logements sociaux. Le premier constat, note Youssouf Fomba, le directeur général adjoint de l’OMH, est une présentation plus lisible des critères d’éligibilité pour l’attribution des logements. Pour un salarié marié, les critères sont clairement spécifiés en un seul endroit. Qu’il soit divorcé, veuf ou célibataire, les critères sont précisément indiqués. Aucune confusion n’est possible à l’examen de critères présentés par statut. Par le passé, pour déposer le dossier, il fallait permettre à la commission de vérifier sa conformité avec les critères énoncés. Désormais, les dossiers sont reçus sous pli fermé. Seul le récépissé des 5 000 F de frais de dossier est joint de façon visible à l’enveloppe. Ce qui devrait considérablement réduire le temps de dépôt. Une autre facilité est que les frais de dossiers peuvent être payés désormais dans chacune des banques partenaires et non plus obligatoirement à l’OMH. Avant l’acquisition du logement, un engagement à domicilier son salaire dans une des deux banques partenaires (BHM et BMS) suffit. Dans la constitution du dossier, quelques petits changements sont intervenus. Pour un (e) divorcé (e) il n’est plus demandé l’ordonnance de jugement, mais un jugement de divorce qui indique la garde des enfants. Sans y être tenu, le postulant peut inclure dans le dossier, les photocopies des reçus des frais de dossiers des opérations précédentes. Ceci peut être un atout au cas où la commission déciderait d’accorder des points à ceux qui ont postulé à plusieurs reprises. Pour les Maliens de l’extérieur qui désirent acquérir des logements sociaux, la présentation de certaines pièces (certificats de résidence, de nationalité, de vie collectif, de tutelle des enfants...) était facultative. Ces pièces sont supprimées, compte tenu des difficultés de s’en procurer pour ceux qui vivent dans certaines parties du monde. Une innovation majeure pour les logements sociaux, tranche 2009-2010, est une hausse de la mensualité des logements. Vu le succès, qu’ils ont connu, les logements sociaux doivent être pérennisés. Le besoin de logement est réel et la difficulté pour de nombreux Maliens à s’en procurer est aussi évidente. Jusque-là, l’Etat a fortement subventionné la construction des logements. La réalité est que pour aller vers une pérennisation de l’opération, il faut évoluer vers une vérité des prix et préparer le désengagement de l’Etat. C’est pourquoi, il y a, cette année deux types de logements : les logements sociaux (F3) et les logements économiques (F4 et F5). Pour ces logements économiques, il est demandé le paiement d’un apport personnel équivalent à 10 % du prix de cession du logement. Mais, explique Youssouf Fomba, dans tous les cas, on continue à payer au taux zéro pendant 25 ans. Donc l’avantage est net surtout quand on sait qu’ici, le bénéficiaire ne paye que le coût de construction majorée d’une prime du fonds de garantie de 2 000 F pour les F3 et 4 000 F pour les F4 et F5. L’immense avantage de cette prime pour le bénéficiaire qui a déjà commencé à payer la mensualité, c’est qu’en cas de décès le fonds de garantie prend en charge le paiement. Il ne sera donc rien demandé aux ayant droits. Le directeur général adjoint de l’Office malien de l’habitat rappelle aux postulants, qu’il est vivement conseillé de lire attentivement les renseignements complémentaires pour éviter des surprises de dernière minute. Il est aussi demandé aux Maliens de l’extérieur d’envoyer tous les documents en français qui est la langue de travail.