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PostHeaderIcon Laïcités en Afrique : UN MONDE OU SE JOUE L’AVENIR DES NOUVELLES DEMOCRATIES

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, a présidé mercredi à l’hôtel Nord-Sud la cérémonie d’ouverture d’un colloque international sur « l’Afrique des laïcités, État, Islam et la démocratie au sud du Sahara".

Laïcités en Afrique : UN MONDE OU SE JOUE L’AVENIR DES NOUVELLES DEMOCRATIES

C’était en présence du directeur de l’Institut des sciences humaines, le Pr. Klena Sanogo et du conseiller de coopération d’action culturelle de l’ambassade de France au Mali, Thierry Vielle. Ce colloque est organisé par l’Institut des sciences humaines en partenariat avec l’Agence nationale de la recherche et l’Agence inter-etablissement de recherche pour le développement. Les participants venus de France, du Burkina Faso, de Côte d’ivoire, du Niger et du Sénégal, du Canada et des États-Unis d’Amérique, sont appelés à débattre pendant trois jours de la laïcité à travers l’histoire spécifique dans chaque pays africain. Ils vont discuter des relations interafricaines, de la démocratie, du pèlerinage, de la citoyenneté, du genre, de la francophonie, etc. La laïcité est, en effet, un thème incontournable lorsqu’on s’interroge sur la place du religieux, en particulier de l’islam, dans l’espace public. La laïcité est à cet égard une porte d’entrée privilégiée dans ce monde de connivences, de négociations, de tensions, de coopérations entre acteurs les plus divers. C’est un monde où se joue pour une large part l’avenir de nos nouvelles démocraties, a souligné le directeur de l’Institut des sciences humaines, le Pr. Klena Sanogo. Il a relevé la pertinence d’un colloque qui permet de concentrer la réflexion sur les caractéristiques actuelles de ce principe républicain cardinal au sein des sociétés modernes. Laquelle devrait permettre de mieux comprendre les enjeux politiques et sociaux attachés à l’acte religieux sur la scène publique. Mme Siby Ginette Bellegarde a souhaité que les participants débattent, échangent des expériences avec tout le recul, toute la lucidité ainsi que toute la responsabilité que suppose l’approche scientifique des phénomènes sociaux. Elle a remercié la coopération française pour son appréciable contribution à l’organisation de la session.