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PostHeaderIcon Journée panafricaine la femme : LA DECENNIE DE TOUS LES ESPOIRS

Diverses actions sont programmées pour accélérer la mise en œuvre des décisions prises aux niveaux national, régional et mondial sur la parité et l’autonomisation des femmes

Journée panafricaine la femme : LA DECENNIE DE TOUS LES ESPOIRS

L’Afrique a célébré samedi, la Journée de la panafricaine de la femme. Comme nous l’annoncions dans notre édition du vendredi, le thème officiel de cette année portait sur la "situation de la femme africaine, 50 ans après les indépendances : défis et enjeux". L’édition 2010 de la journée intervient dans un nouveau contexte avec la Décennie de la femme africaine adoptée en 2009 par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur proposition des ministres africains chargés des questions de genre et de la condition féminine. C’est l’une des raisons pour lesquelles notre pays, en collaboration avec le secrétariat régional de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), a célébré la Journée sous le thème : "La Décennie de la femme africaine : enjeux et perspectives pour un développement durable". La cérémonie de célébration était présidée par Mme Touré Lobbo Traoré, l’épouse du président de la République. Plusieurs autres personnalités y ont assisté : des membres du gouvernement, dont le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Damba, la secrétaire régionale de l’OPF, Mme Ichata Alwata, le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné. Mme Maïga Sina Damba a souligné que les idéaux qui ont prévalu à la création de l’OPF relativement à l’épanouissement de la femme africaine, à la reconnaissance et à l’application des droits de la femme restent encore d’actualité. Les efforts doivent donc être poursuivis pour éliminer les violations des droits des femmes et accroître leur participation aux prises de décisions au niveau national et international. Il s’agit aussi et surtout de soutenir le courant démocratique en Afrique, de lutter contre la pauvreté, la faim, les maladies et la dégradation des écosystèmes. Il faut également contribuer à prévenir et à résoudre les conflits qui minent le continent.

UNE VISION TRES FORTE : Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille n’a pas manqué de rappeler que cette année, la Journée panafricaine de la Femme se passe dans un contexte où 17 pays africains dont le Mali célèbrent le cinquantenaire de leur indépendance. L’occasion est donc bonne pour revoir la situation de l’Africaine en vue de mieux orienter les débats et les actions face aux défis actuels auxquels l’Afrique et le monde entier sont confrontés. « La Décennie de la femme africaine, c’est une vision très forte, celle de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes en accélérant la mise en œuvre des décisions de Dakar, de Beijing et de la conférence de l’UA sur l’égalité entre les deux sexes et l’autonomisation des femmes », poursuivra le ministre. Ainsi, les gouvernements africains ont décidé que pour les dix prochaines années, un accent particulier sera mis sur la promotion de la parité et de l’égalité des chances dans tous les domaines. Sans compter l’accès des femmes à la terre et à la chaîne logistique de production agricole pour atteindre la sécurité alimentaire, l’amélioration de la santé de la femme, ainsi que l’éducation continue de celle-ci. Une attention sera accordée à l’atténuation des effets des changements climatiques sur les femmes, à la lutte contre les violences à l’égard des femmes, à l’accès de la femme aux ressourses financières du budget national ainsi qu’à l’émergence des jeunes femmes leaders et professionnelles. C’est pourquoi, a précisé le ministre, à partir de cette année des changements importants devront s’opérer dans la situation des femmes tant au niveau national, régional qu’international. L’on peut déjà se réjouir de l’adoption de la politique du genre de l’Union africaine lors de sa session de 2009, de l’adoption du principe de la parité par l’UA pour les femmes au plan législatif, judiciaire et exécutif, de la création par l’Assemblée générale des Nations unies du programme Onu-femme. À ces initiatives s’ajoute la mise en place du Fonds de l’UA pour les femmes, qui servira à financer chaque année un projet par pays durant la décennie. Pour Mme Maïga Sina Damba, cette dynamique amorcée au niveau continental et international aura des répercussions certaines sur les dispositifs nationaux. Et le ministre d’indiquer qu’une mobilisation des ressources financières s’avère plus que jamais nécessaire pour vulgariser le texte de la Décennie (2010-2020) et engager des discussions avec les acteurs de la société civile pour définir les priorités nationales et sous-régionales dans un plan d’intervention cohérent.

CONCRETISER LES ENGAGEMENTS : La Première dame, Mme Touré Lobbo Traoré, a pour sa part noté que 50 ans après les indépendances, « il nous revient de jeter un regard rétrospectif sur les grandes avancées accomplies, voir concrètement les difficultés qui freinent la promotion de la femme et trouver des stratégies permettant d’accélérer les actions en faveur de toutes les populations en général et la femme en particulier ». Les acquis, de l’avis de l’épouse du chef de l’Etat, sont certes nombreux. Mais il reste beaucoup à faire. Parmi les défis il y a entre autres le renforcement du pouvoir économique de la femme, une meilleure représentation dans les instances de prise de décision, la poursuite des efforts en matière de la scolarisation des filles. Parlant du thème de la Journée dans notre pays, Mme Touré Lobbo Traoré pense que « c’est une invitation de l’OPF à nous pencher sur la situation de la femme africaine ». « Il s’agira à cet effet, au cours des années à venir d’amener les États à concrétiser leurs engagements tant au plan régional qu’international afin d’améliorer les conditions de vie de la femme. Dans ce cadre, un accent particulier sera mis sur l’autonomisation et l’esprit d’entreprise des femmes, la mortalité maternelle et infantile ainsi que la sécurité alimentaire », a ajouté la Première dame. Avant d’assurer de sa disponibilité constante à plaider en faveur d’une société capable d’octroyer à la femme les moyens de son épanouissement, conditions indispensables d’un développement humain et durable. À l’issue de la cérémonie, les organisateurs ont procédé à une remise de diplômes de reconnaissance à certaines femmes qui se sont illustrées dans le domaine de la promotion de la femme. La cérémonie a été agrémentée par un défilé de mode des communautés africaines vivant dans notre pays, une présentation de sketch sur la situation de la Malienne et une animation musicale assurée par l’Ensemble instrumental national et plusieurs autres artistes.