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PostHeaderIcon Financement de l’agriculture en Afrique : L’IMPERATIF DE L’INTEGRATION

Le business meeting de Bamako doit aboutir à la mobilisation des ressources nécessaires au financement de ce secteur vital dans la plupart des pays du continent

Financement de l’agriculture en Afrique : L’IMPERATIF DE L’INTEGRATION

L’hôtel Salam abrite depuis hier un atelier dit business meeting consacré au financement du Programme d’investissement prioritaire du secteur agricole du Mali (PIPSAM). Cet atelier est organisé par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine (MEIA) en collaboration avec le département de l’Agriculture et la Commission de la CEDEAO. La cérémonie d’ouverture de cette session qui prend fin aujourd’hui était présidée par le Premier ministre, Modibo Sidibé, et s’est déroulée en présence de membres du gouvernement dont le ministre de l’Agriculture, Agatam Ag Alhassane, et son homologue des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Badara Aliou Macalou. Le secrétariat exécutif de la CEDEAO était représenté par Salifou Traoré. Des experts des différents départements ministériels, de la commission de l’agriculture de la CEDEAO, de l’Union africaine, du NEPAD, des représentants d’autres organisations internationales et régionales prennent part à l’atelier. Salifou Traoré a, au nom de la CEDEAO, salué l’engagement du président de la République, Amadou Toumani Touré pour la promotion de l’agriculture. Il est, de son point de vue, impératif d’intégrer nos économies et nos secteurs agricoles au niveau régional. Les Etats africains doivent ainsi engager des changements structurels de modernisation de l’agriculture, particulièrement ceux de la sous-région. L’Afrique comptera dans quelques années un demi milliard d’habitants qui nécessiteront une plus grande production agricole pour être nourris, a relevé Salifou Traoré. Pour réussir ce challenge, les Etats doivent passer de l’approche projet à une approche sectorielle donc à une co-responsabilité des réussites et des échecs. Les Etats doivent s’engager vers une révolution de la gouvernance agricole et des comportements, a préconisé le représentant de la Commission de la CEDEAO. "Nous sommes au milieu du gué et nous n’avons pas le droit de décevoir les populations en passant notre temps à élaborer des plans qui dorment dans les tiroirs", a souligné Salifou Traoré. Pour mettre ceux-ci en application, l’intégration est la solution la plus appropriée car elle apporte la libéralisation des échanges, la réalisation d’économies d’échelle et des complémentarités. Pour le ministre Badara Aliou Macalou aussi, il est impératif pour nos Etats d’accorder la priorité à l’agriculture ainsi qu’au développement global du secteur rural. Les Etats, juge-t-il, doivent agir dès maintenant pour mettre fin au cycle infernal de la faim, de la malnutrition et de la soif provoqué par la forte dépendance des systèmes de production extensifs et des aléas climatiques qui rendent aléatoire l’offre agricole. Ces défis sont justement ceux que le NEPAD se propose de relever en faisant de l’agriculture une pièce maîtresse de la croissance économique. Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine a rappelé que Bamako a abrité un atelier régional de planification de la mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) du NEPAD et qu’avec l’appui technique de la CEDEAO, de l’USAID et d’autres partenaires, le Mali s’est engagé dans le processus d’élaboration du Programme national d’investissement du secteur agricole (PNISA). Il a aussi rappelé que lors de son sommet tenu en 2009 à l’Aquilla en Italie, le G8 avait apporté son soutien aux plans d’investissement nationaux et régionaux en matière d’agriculture. C’est dans ce contexte que le Mali avec l’appui de la Commission de la CEDEAO et d’autres partenaires techniques et financiers a élaboré son plan d’investissement agricole prioritaire (PNIP-SA) couvrant les 5 prochaines années 2011-2015. Le business meeting de Bamako doit aboutir à la mobilisation des ressources nécessaires au financement du PNIP-SA qui a pour objet de réduire la pauvreté et d’accélérer la réalisation de la sécurité alimentaire durable.