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PostHeaderIcon Espace d’interpellation démocratique : 18 DOSSIERS AU MENU

Cet exercice de démocratie à la base qui se tient aujourd’hui sera comme d’habitude l’occasion pour des citoyens estimant leurs droits violés, de s’adresser directement aux membres du gouvernement

Espace d’interpellation démocratique : 18 DOSSIERS AU MENU

C’est ce matin que s’ouvre au Centre international des conférences de Bamako, la quinzième édition de l’Espace d’interpellation démocratique. Cet exercice original de démocratie à la base sera encore une fois l’occasion pour des citoyens qui estiment qu’ils ont des droits à réclamer, de pouvoir s’adresser directement aux membres du gouvernement pour faire des réclamations. Des interpellations seront lues en présence d’un jury d’honneur, de membres du gouvernement et de responsables d’associations de défense des droits de l’homme. Comme les autres années, l’événement sera retransmis en direct à la télévision et la radio nationale. Pour cette édition, la commission d’organisation a reçu 90 interpellations. Après dépouillement, une sous-commission présidée par Mohamed El Béchir d’Amnesty international Mali a procédé au classement des interpellations dont 18 seront lues ce matin devant le jury et les membres du gouvernement. Trente autres ont été classées dans la catégorie « suite à donner » et 41 ont été rejetées. Un dossier a été retiré par son auteur. Les motifs de rejet des interpellations vont de l’absence d’adresse à la non mention de la loi violée dans la requête, en passant par l’insuffisance d’éléments d’information, le manque d’objet (la décision judiciaire est définitive), le manque de base juridique sur la violation évoquée, l’existence d’une procédure en cours ou encore le fait que la question a déjà été traitée à l’EID. La présentation des 18 interpellations retenues sera suivie par les réponses des membres du gouvernement. Et comme d’habitude l’on aura droit ce matin à une présentation du bilan de la dernière édition par le ministre de la Justice et à une contribution des associations de défense des droits de l’homme. Au programme également, une visite des stands de la semaine nationale du détenu. Au ministère de la Justice, les activités entrant dans le cadre du 10 décembre, marquant l’anniversaire de la Déclaration universelle des doits de l’homme, ont déjà commencé. Hier, le ministre Mahrafa Traoré a ainsi présidé le lancement des activités de la semaine nationale de lutte contre la corruption. Dans un message qu’il a livré à cette occasion, le ministre relève que « la lutte contre la corruption ne peut être atteinte que par la mise en place d’un dispositif juridique et institutionnel adéquat au niveau des Etats, par la sensibilisation des acteurs sur les conséquences tragiques de la corruption, ainsi que sur l’existence de mesures qui peuvent être prises pour la limiter ». Notre pays, ajoute-t-il, a mené plusieurs actions aux plans politique et normatif pour lutter contre la corruption. Un phénomène qui a même été qualifié de crime d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. La lutte contre la corruption est donc au centre des préoccupations des autorités. Certaines réformes en cours, notamment au niveau des DAF et des marchés publics, entrent dans ce cadre. Au cours de la semaine, plusieurs conférences seront organisées sur les efforts en cours du gouvernement pour lutter contre le fléau, sur la corruption à l’école ou le rôle de la société civile dans cette lutte. Ces activités prévues du 9 au 14 décembre ont pour but d’aboutir à une mobilisation nationale pour éliminer la corruption. Le ministère de la Justice, à travers la direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, organise parallèlement, une semaine nationale du détenu. Ladite semaine sera marquée par l’exposition d’objets fabriqués dans les centres de détention. La démarche vise à montrer les efforts déployés par les pouvoirs publics pour humaniser les prisons. Des efforts qui mettent l’accent sur la réinsertion des détenus après l’épuisement de leur temps de peine.