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PostHeaderIcon Education : A L’HEURE DES REFORMES

La suppression du Certificat de fin d’études du premier cycle de l’enseignement fondamental (CFEPCEF) cette année en est une. Le DEF et le BAC, aussi, connaîtront quelques changements

Education : A L’HEURE DES REFORMES

A partir de cette année, le Certificat de fin d’études du premier cycle de l’enseignement fondamental (CFEPCEF) plus connu sous le nom de CEP (Certificat d’études primaires) qui sanctionne la fin des études du premier cycle fondamental est supprimé. Il est remplacé par un système d’évaluation interne. Pour faire court, cela signifie que désormais c’est la moyenne des notes obtenues durant les 9 mois de l’année scolaire qui sera prise en compte pour passer de la 6è à la 7è année. L’enseignement fondamental devient ainsi dans notre pays un bloc de 9 années d’études sanctionné par un seul diplôme : le Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui sera revalorisé. Des matières comme l’histoire-géographie, les sciences naturelles, l’éducation civique et morale (ECM), l’éducation physique et sportive (EPS) reviennent. Tous ces changements entrent dans le cadre d’une vaste reforme voulue par la loi d’orientation sur l’éducation adoptée par notre pays en 1999. C’est pour porter ces changements à la connaissance de l’opinion publique que le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Salikou Sanogo, a tenu vendredi une conférence de presse à la Maison de la presse. Le Forum national d’octobre-novembre 2008 était allé dans le sens du changement. Ces changements sont destinés à mettre les élèves au travail, à faire du DEF un diplôme de même niveau que le brevet d’études du premier cycle (BEPC) en vigueur dans les pays voisins. Le département est engagé dans un cadre de reformes en profondeur de notre système éducatif. L’objectif majeur étant de garantir une éducation de qualité au plus grand nombre d’enfants. Ainsi le Bac aussi sera réformé. Des matières qui avaient été supprimées vont revenir. Au Bac comme au DEF, désormais un élève qui obtient une moyenne égale ou supérieure à 10 sera automatiquement déclaré admis. Pour ceux dont la moyenne est comprise entre 9 et 9,99 la note de classe sera prise en compte. Si cela peut donner la moyenne d’admission, (10 ou plus), l’élève sera déclaré admis. Une telle mesure évitera de donner une trop grande importance au notes de classes. Ainsi on ne verra plus des admis avec 14/15 de moyenne de classe et souvent moins de 8 à l’examen. Les réformes vont aussi concerner la création de nouvelles académies, d’une vingtaine de Centres d’animation pédagogique (CAP) qui redeviendront des inspections de l’enseignement fondamental, la formation dans les Instituts de formation des maîtres (IFM) et la formation continue des enseignants. Ainsi la multiplication des futures inspections permettra de mener à bien la mission d’inspection des écoles. Au cours des débats, plusieurs intervenants se sont inquiétés de la suppression du CEP. Salikou Sanogo a d’abord rappelé que ce n’est pas la première fois que le CEP est supprimé. La réforme de 1962 avait en son temps opté pour le bloc de 9 ans. Ainsi, entre 1962 et 1968, il n’y a pas d’examen pour la fin des études du premier cycle. Pourtant, les élèves issus de ce système ne s’en sont pas portés plus mal. Toutes les études ont montré qu’il est possible d’aller à ce bloc de 9 ans sans préjudice pour la formation des enfants. C’est d’ailleurs la tendance dans la sous-région avec les accompagnements de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). Il faut préciser que la suppression de l’examen ne signifie pas la fin du redoublement et de l’exclusion. Chaque mois, les élèves seront évalués et à la fin de l’année, le conseil des maîtres dressera une liste de propositions de passage qui sera soumise à l’inspection. Comme cela se passe pour les 5 premières années. Pour le ministre Sanogo, la méthode présente plus d’avantages que d’inconvénients. Il a, par conséquent, invité les parents à continuer à s’intéresser à ce que font les enfants et aux partenaires de l’école à rester fédérés autour de l’école pour le bien du système éducatif.