Au moment où l’Assurance maladie obligatoire suscite des controverses (voir article ci-dessus), un pas supplémentaire vient d’être franchi dans son opérationnalisation.
Des conventions de délégation ont été signées dans ce sens mardi, entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) et les organismes gestionnaires délégués (OGD) que sont la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) et l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). La cérémonie de signature s’est déroulée dans salle de conférence de la Caisse malienne de sécurité sociale. Elle était présidée par le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité. C’était en présence du directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Nouhoun Sidibé, des présidents des conseils d’administration de la CANAM, Siaka Singaré, et de l’Institut national de prévoyance sociale, Siaka Diakité, également secrétaire général de l’UNTM. Le ministre Sékou Diakité a expliqué que la convention de délégation de gestion précise les modalités d’exercice de la mission de service public notamment en ce qui concerne l’affiliation, la gestion des droits, le recouvrement des cotisations et le règlement des prestations de soins. Au-delà de la fixation des règles de ces différentes opérations, dira-t-il, la convention de gestion traduit à la fois l’adhésion sans réserve aux principes de la mise en oeuvre de l’assurance maladie obligatoire, l’exigence d’équilibre financier et de rationalisation des dépenses du système. Les conventions ainsi paraphées par les présidents des organes délibérants des institutions chargées de la mise en oeuvre de l’assurance maladie obligatoire, résulte d’un modèle type élaboré suite à des études institutionnelles par des équipes techniques du ministère du Développement social et partagé avec les organismes délégués que sont la Caisse malienne de sécurité sociale et l’Institut national de prévoyance sociale, avant d’être approuvé par décret. Témoignant de l’engagement du département pour la concrétisation de cette initiative, Sékou Diakité a assuré que la communication sur l’assurance maladie obligatoire s’intensifiera et se développera pour atteindre l’ensemble des couches de la population afin de les informer des bénéfices qu’elles peuvent tirer de ce système, qui est une concrétisation de la notion de solidarité nationale. Pour ce faire, il a exhorté les partenaires sociaux à faire de la communication et de l’information autour de l’AMO, une priorité afin que cette reforme puisse s’installer dans la quiétude et la stabilité sociales.