Le Mouvement social pour l’aboutissement des revendications des contractuels de la santé (MS-ARCS) a organisé hier à la Maison de la presse des consultations médicales gratuites à l’intention des professionnels des médias et de leurs familles.
Ces consultations concernent notamment la médecine générale, l’urologie, la cardiologie, la dermatologie, la neurologie, la pédiatrie. Il était environ 9h lorsque notre équipe reportage arrive sur les lieux. Ce n’était pas la grande affluence mais une vingtaine de personnes étaient déjà inscrites sur la liste. Toutes ces personnes bénéficiaient systématiquement d’une prise de poids et d’un dépistage du diabète avant d’être aiguillées soit chez le médecin généraliste soit chez des spécialistes. Les médecins généralistes Boubou Kassambara de Gabriel Touré et Seydou Konaté du centre hospitalo-universitaire (CHU) de Kati, Seydou Konaté, le cardiologue Noumou Sidibé de Gabriel Touré et le Pr Almahady Dicko, gynécologue obstétricien à la retraite, avaient commencé à ausculter les patients enregistrés. Ces équipes médicales déployées aux côtés des membres du Mouvement social pour l’aboutissement des revendications des contractuels de la santé, délivraient des ordonnances dans les cas d’anomalies constatées ou des fiches d’examens complémentaires. Aussi les patients avaient la possibilité de recourir aux spécialistes présents s’ils le désiraient. Mais il faut aussi expliquer que d’autres spécialistes de Gabriel Touré, notamment le Pr Zanafon Ouattara urologue et le Dr Belco Maïga pédiatre, s’étaient joints ultérieurement au petit groupe de l’hôpital de fortune de la Maison de la presse. Le Pr Almahady Dicko justifie sa présence par la solidarité envers les jeunes médecins et le MS-ARCS. Pour lui, il est du devoir du médecin, et du père de famille de continuer à faire œuvre utile en se mettant au service des malades. Il a par ailleurs exhorté le mouvement à se battre également pour obtenir des opportunités de formation. « Les temps changent. Nous avons eu la chance d’accéder à la Fonction publique sans passer par un concours mais les jeunes médecins de maintenant doivent en passer par là », a constaté Almahady Dicko. Le MS-ARCS avait également fait appel à la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) pour orienter les patients éligibles à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). L’équipe de médecins envoyée par la CANAM donnait toutes les informations nécessaires aux patients sur la liste et les pharmacies conventionnées. Le coordinateur national du MS-ARCS, Djimé Kanté, s’est dit satisfait de cette opération. « Nos attentes ont été comblées. On s’attendait à faire moins de consultations mais ça n’a pas été le cas », a-t-il déclaré. Le Mouvement social pour l’aboutissement des revendications des contractuels de la santé se bat actuellement pour l’intégration des contractuels de la santé dans la Fonction publique ainsi que celle des travailleurs des centres de santé communautaire (Cscom) et de référence (Csref) à la Fonction publique des collectivités. Les efforts des différents syndicats ont permis l’intégration en 2011 d’un premier groupe de travailleurs des Cscom dans la Fonction publique des collectivités. Un second groupe attend d’être intégré. Le MS-ARCS revendique aussi une convention collective pour les non diplômés (chauffeurs, manœuvres), etc.