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PostHeaderIcon Conseil économique, social et culturel : UN RAPPEL DES VALEURS QUI FONDENT LA REPUBLIQUE

La session s’ouvre dans un contexte marqué par les prochaines élections générales et la crise sécuritaire dans le Nord de notre pays

Conseil économique, social et culturel : UN RAPPEL DES VALEURS QUI FONDENT LA REPUBLIQUE

Les travaux de la cinquième session ordinaire de la quatrième mandature du Conseil économique, social et culturel (CESC) ont débuté lundi dans les locaux de l’institution à Koulouba en présence du Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, du président du conseil, Jeamille Bittar, de membres du gouvernement, de diplomates accrédités dans notre pays et de représentants d’autres institutions. Les membres du CESC s’étaient rendus dans toutes les régions du pays, dans les six communes du district de Bamako et à l’extérieur du pays pour recueillir les préoccupations et les attentes des populations conformément à l’article 107 de la Constitution. Au cours de la présente session qui durera deux semaines, les conseillers travailleront à finaliser et adopter ce recueil annuel des besoins, attentes et problèmes de nos populations qui seront ensuite transmis au président de la République. A l’ouverture des travaux, Jeamille Bittar a attiré l’attention des participants sur le caractère particulier de cette session qui réside dans deux faits : les prochaines échéances électorales et la situation dans le septentrion du pays. Selon le président du CESC cette session s’ouvre donc dans un contexte particulier marqué d’une part, par l’organisation d’élections générales qui doivent permettre à notre peuple de renouveler les institutions de la République, et d’autre part, par la crise grave que d’autres Maliens font subir à notre pays, exprimant ainsi au moyen des armes leur volonté de partition de notre patrimoine commun. Sur ce dernier point, Jeamille Bittar a fait observer une minute de silence à la mémoire des « soldats morts pour la République » tout en exprimant sa profonde affliction pour ceux qui sont tombés, victimes innocentes, sous les balles des frères ennemis. « Nous devons défendre notre République et ses conquêtes démocratiques. Nous devons être en mesure de nous reconnaître à travers le bilan de notre exercice démocratique dans un élan de solidarité nationale, autour de nos institutions républicaines, au lieu de nous laisser emporter par le rêve d’une transition politique à la suite d’une vacance du pouvoir illusoire », a-t-il préconisé. La direction politique des insurgés doit, a-t-il estimé, constater la vigueur et la solidarité de notre engagement politique sur les questions qui touchent l’unité nationale et l’intégrité de notre territoire. Si l’idéologie de cette direction politique ne correspond pas aux valeurs qui ont fondé notre République et notre nation, notre réponse doit être unanime, a souligné Bittar. Au cours de la mission de recueil des attentes des Maliens de la diaspora, des assemblées très animées ont été organisées dans sept pays (Burkina-Faso, Ghana, Cameroun, Niger, Côte d’Ivoire, France et Allemagne). Le président du CESC a souligné l’attachement de cette diaspora à la paix et à la sécurité du Mali. Elle souhaite que des mesures plus incitatives soient prises au plan politique pour faciliter la participation des Maliens établis à l’extérieur à l’œuvre de construction nationale. « Nous connaissons mieux que personnes leurs problèmes, leurs attentes et leurs préoccupations. La vocation de notre institution nous assigne cette impérieuse mission », a souligné Jeamille Bittar qui a souhaité que les travaux de cette session débouchent sur des recommandations qui traduiront avec fidélité l’expression plurielle dont l’institution est porteuse.