Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Badara Aliou Macalou, a présidé hier à la cérémonie d’ouverture de la 2è session ordinaire de la 2è mandature du Conseil économique, social et culturel de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).
La rencontre s’est déroulée à l’hôtel Laico l’Amitié en présence des ambassadeurs et représentants d’organisations internationales accréditées au Mali et des membres du conseil économique, social et culturel de la CEN-SAD. Après son mot de bienvenue, le président du conseil économique, social et culturel de la CEN-SAD, notre compatriote Moussa Balla Coulibaly, a souhaité qu’à la fin des travaux vendredi, la session adresse un appel à notre pays et à la Mauritanie (deux pays de l’espace sahélo-saharien) pour qu’ils dépassent les contingences actuelles parce que liés par l’histoire et la géographie. Le secrétaire général de la CEN-SAD, Mohamed Al Madani Al Azari, a souhaité, pour sa part, que cette session de l’organisation d’intégration africaine dont l’ambition est à la mesure des défis qui assaillent notre continent, puisse accomplir des progrès substantiels. La session est une instance conçue pour aider les États de la communauté, a indiqué Mohamed Al Madani Al Azari en souhaitant que ce rendez-vous soit un espace de solidarité. En décidant de consacrer la session au "développement rural et (à) l’intégration dans l’espace CEN-SAD", les participants font le choix de rester en phase avec les autres institutions de la communauté et d’éclairer leurs actions avec des avis pertinents sur les priorités de développement de notre espace. En effet, dans le contexte sahélo-saharien et au regard des potentialités agricoles de certains États de l’espace CEN-SAD, le développement rural restera encore longtemps en tête des priorités de développement. Conscient de cette réalité et conformément à son engagement pour la réalisation de l’intégration africaine, notre pays a décidé de mettre à la disposition de la CEN-SAD 100.000 hectares de terre cultivables dans la zone de l’Office du Niger. Le développement de nos potentialités agricoles dans le cadre d’un marché ouvert et d’une libre circulation des personnes, des biens et des facteurs de production, constitue le meilleur facteur d’accélération de l’intégration dans l’espace CEN-SAD, a estimé Badara Aliou Macalou,. Le ministre s’est également attaché à attirer l’attention des participants sur l’évolution timide des projets de la Haute autorité de l’eau et de l’agriculture. Ceux-ci sont pourtant essentiels à la mise en œuvre de la stratégie de développement rural et de gestion des ressources naturelles dans l’espace CEN-SAD. Les potentialités de notre pays sont à la disposition de tous les États africains qui acceptent de s’engager résolument sur la voie de l’intégration africaine, a confirmé le ministre. Au terme de 3 jours de débats, la rencontre devra faire des recommandations pour la consolidation de l’intégration au sein de la CEN-SAD.