Cette année, le programme consolidera la veille commerciale et fera la promotion de l’origine Mali
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Moussa Léo Sidibé, a présidé lundi la 4è session du Comité national d’orientation et de pilotage (CNOP) du Programme compétitivité et diversification agricoles (PCDA). C’était en présence du conseiller technique du département, Adama Coulibaly, du coordinateur du PCDA, le Dr Gagny Timbo, des présidents des comités régionaux de pilotage, des représentants des projets et programmes, de la représentante de la Banque mondiale, Mme Sangho Yéhandé Kassé, des représentants des professionnels des filières agricoles concernées. Le programme compétitivité et diversification agricoles est un projet conçu par le gouvernement dans le but d’augmenter la contribution du secteur agricole à la croissance économique du pays. Son objectif général est de contribuer à la levée des contraintes critiques au développement d’un certain nombre de filières à vocation commerciale pour lesquelles le Mali jouit d’un avantage comparatif et d’opportunités de marché confirmées. Le PCDA cherche à promouvoir une agriculture commerciale, et à faire de celle-ci une alternative crédible de développement agricole grâce à des investissements visant à lever les handicaps éventuels qui plombent des filières agricoles comme la mangue, la pomme de terre, l’oignon, l’échalote, la papaye, le bétail et la viande. Pour réussir, le PCDA a retenu une stratégie basée sur les principes directeurs suivants : une approche chaîne de valeur, le pilotage à partir des signaux du marché et la promotion du partenariat public privé. Le portefeuille du PCDA comporte également une liste complémentaire de filières à consolider et de filières à paramétrer. L’année 2009 a été caractérisée par la réalisation de la revue à mi-parcours du PCDA. Celle-ci a jaugé l’état d’avancement du projet, et procédé à la revue des progrès réalisés et des résultats attendus au terme de la première sous-phase de trois ans. Le PCDA a atteint les résultats assignés. Il s’agit notamment de l’opérationnalisation de centres d’innovation de technologies de production et de transformation dans chacune des quatre régions couvertes, du renforcement de capacités des principaux acteurs et bénéficiaires dans les filières retenues. L’installation d’un dispositif de veille commerciale pour les filières mangue et pomme de terre, la contribution significative à la promotion des exportations de mangues vers le marché européen et dans la sous-région pour un volume d’environ 9000 tonnes ayant généré un chiffre d’affaires d’environ 9 milliards de Fcfa, la certification de 8 entreprises d’exportation certifiées GLOBALGAP font partie des résultats atteints en 2009. L’année dernière, le PCDA est aussi intervenu auprès des banques pour des encours de crédit de 391 millions Fcfa. Il a procédé à la mise en place d’un fonds de garantie de 450 millions de Fcfa auprès de deux institutions financières de la place, la réhabilitation de 1011 km de pistes rurales pour un montant d’environ 4 milliards de Fcfa. À cela s’ajoute la mise à niveau du centre de services multifruits de Bamako communément appelé PLAZA pour environ 500 millions de Fcfa. Cette année, le programme envisage d’opérationnaliser la veille commerciale et la promotion de l’origine Mali, renforcer l’accompagnement des opérateurs des filières pour la certification et la labellisation de leurs produits, élaborer des référentiels de qualité pour les produits et filières concernées. La session a recommandé le renforcement de la communication entre les membres du CNOP et le PCDA, de la collaboration entre le programme et les autres programmes et projets agricoles, notamment en installant un cadre de concertation et l’aboutissement de l’activité de labellisation de l’échalote du plateau dogon. La session a entériné le budget de 4,3 milliards Fcfa consacré aux activités 2010. Ce budget sera affecté à 67 % aux composantes opérationnelles et aux infrastructures, 25 % aux composantes facilitation de l’accès au marché et au financement et 10 % à la mise en œuvre et à la gestion du programme.