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PostHeaderIcon Comité AEEM de la Flash : 72 HEURES POUR FÊTER L’ÉLECTION DU NOUVEAU SECRETAIRE GENERAL

Les étudiants de la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash) sont sortis depuis hier pour ne revenir que la semaine prochaine.

Comité AEEM de la Flash : 72 HEURES POUR FÊTER L’ÉLECTION DU NOUVEAU SECRETAIRE GENERAL

À l’origine de cet arrêt des cours, l’élection du nouveau secrétaire général du comité AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) de cette faculté. Etudiant de licence anglais unilingue et candidat du Bloc universitaire pour le changement (BUC), il s’appelle Aly Cissé. A peine élu, le tout nouveau leader estudiantin de la Flash qui avait battu une intense campagne pendant plusieurs jours a tenu une assemblée générale à l’Ecole normale supérieure pour libérer ses camarades pour 72 heures. Cette décision a été bien accueillie par les étudiants de cette faculté, pressés de retourner à la maison pour certains et vaquer à leurs occupations pour d’autres. C’est une tradition bien établie à la Flash, explique une ancienne étudiante de cette faculté. Chaque fois qu’un nouveau secrétaire général du comité AEEM est élu, il libère systématiquement ses camarades pour 72 heures, histoire de célébrer dignement son succès électoral. Gare au nouveau patron qui ne tiendrait pas "cette promesse de campagne". "Nous sommes sortis après l’élection du nouveau secrétaire général sinon nous ne sommes pas en grève", a confirmé un étudiant de la Flash qui rentrait chez lui. Un autre étudiant croisé à la porte de l’Ensup (qui accueille une partie des étudiants de cette faculté) a précisé que l’élection s’est déroulée dans le calme. La preuve, note-t-il, le candidat malheureux, Mamadou Dioura, a félicité devant le public son concurrent Aly Cissé. Ce qui est un geste plutôt rare quand on sait combien les élections de l’AEEM suscitent généralement des tensions et même des violences. Pour festive que soit la sortie, elle a cependant provoqué des perturbations dans la circulation devant l’ENSUP. Vers 10 heures, nombre d’automobilistes ont préféré rebrousser chemin, de peur de se voir pris à partie par les groupes d’étudiants qui sortaient de l’établissement. S’ils avaient su, peut-être se seraient-ils simplement joints à la fiesta.