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PostHeaderIcon Cinquantenaire du Burkina Faso : LA FETE A BOBO DIOULASSO

L’événement a été marqué par un imposant défilé civil et militaire

Cinquantenaire du Burkina Faso : LA FETE A BOBO DIOULASSO

La série des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance des pays d’Afrique francophone se poursuit. Le week-end dernier, c’était le tour du Burkina Faso. L’événement a été célébré samedi, avec faste à Bobo Dioulasso, la seconde ville du pays. Une douzaine de chefs d’État, dont le président de la République, Amadou Toumani accompagné de son épouse, Mme Touré Lobbo Traoré, étaient présents. Cet anniversaire intervient au moment où Blaise Compaoré est nouvellement réélu à la tête de l’Etat. Le clou des manifestations a été l’imposant défilé civil et militaire organisé sur le grand boulevard de l’Indépendance à Bobo Dioulasso. En plus des chefs d’Etat, des délégations étaient venues d’un peu partout. Ce sont les artistes chorégraphiques qui ont ouvert le bal, à travers la troupe de danse traditionnelle dénommée "Djiguiya". Cet ensemble a émerveillé le public par un numéro inspiré du riche patrimoine culturel du pays. Le groupe a plusieurs fois été lauréat des semaines artistiques et culturelles au Burkina Faso. Il a même remporté des trophées en Europe. La troupe « Djiguiya » avait été précédée par une mise en scène d’anciens de garde territoriale du temps de la colonisation. Ce fut ensuite le tour de la cavalerie de la gendarmerie. Celle-ci a reproduit une dizaine de figures. Au Burkina Faso, comme dans d’autres pays, le cheval joue un rôle de premier plan dans la chaîne de valeurs et de prestige dans la société. Après la cavalerie de la gendarmerie, c’était le tour de jeunes artistes (une centaine de filles et de garçons) d’occuper la scène. Ils étaient porteurs des messages de paix. Les filles, au nombre de cinquante, tenaient des colombes. Elles dansaient aux côtés des garçons également habillés en tenue traditionnelle « Faso Danfani ». Les filles ont ensuite lâché les colombes symbolisant la paix et la liberté et de retrouvées. Le grand défilé civil et militaire a pris près de trois heures d’horloge. Il a mis en scène 11 479 personnes dont 7010 éléments des forces armées et de sécurité, 546 militaires venant des pays amis et 3923 civils. C’est la fanfare nationale qui a ouvert la marche. Elle a par la suite laissé la voie aux jeunes scolaires, donnant le ton du démarrage du défilé civil. Après les élèves des enseignements fondamental, secondaire et universitaires, ce sont les représentants des différentes régions composant le pays qui ont défilé sous la bannière du ministère de l’Administration territoriale. Le défilé militaire a été le clou de l’événement. Il a duré environ deux heures. C’est l’aviation qui a commencé avec le passage de deux hélicoptères et de trois avions de transport. Au sol, ils ont été suivis par une compagnie de la garde nationale. Par la suite viendra une section de l’armée de l’air de notre pays. Nos militaires ont été suivis par une section de la garde nationale du Niger. Ensuite passeront un détachement de l’armée togolaise, la fanfare de la marine ghanéenne, des troupes de l’armée de l’air du Sénégal, une compagnie des Forces armées royales marocaines et une section de l’armée française. Les troupes venues de pays amis ont été suivies par les militaires burkinabés : les écoles de formation militaire, les armées de terre et de l’air, le groupement centrale des armées, la brigade nationale des sapeurs pompiers, les anciens combattants. Après les militaires, entrèrent en scène les forces paramilitaires (police nationale, douane, eaux et forêts, garde de sécurité pénitentiaire, police municipale). Le défilé civil et militaire à pied s’est bouclé par un détachement des commandos, une unité d’élite de l’armée burkinabé. Le défilé motorisé a été marqué par le passage du matériel des forces armées et de sécurité et les engins de travail du personnel civil de l’administration publique et privée. La délocalisation de la célébration de la fête de l’Indépendance du Burkina Faso est conçue par les autorités du Faso comme un projet de développement des villes secondaires du pays. Elle a été l’occasion pour Bobo Dioulasso de se doter de nouvelles infrastructures socio-économiques. Une cité de 200 logements sociaux a été prévue. A travers ce projet, le gouvernement a viabilisé un site dénommé "Cité 2010". Les terrains sont mis à la disposition de citoyens fortunés pour y réaliser des villas pour hôtes. Les clauses du contrat signé à cet effet stipulent que les maisons une fois achevées, reviennent normalement à leurs constructeurs après la célébration du cinquantenaire. Mais celui qui n’arrive à finir sa maison avant l’échéance fixée sera purement simplement exproprié au profit de l’État. Signalons que la finale de la coupe du Cinquantenaire au niveau des juniors a opposé les jeunes Maliens et Burkinabés au stade municipal de Bobo Dioulasso. Ce sont les nôtres qui ont remporté le trophée au terme d’un match très disputé (lire article en page 8). Le trophée a été présenté au président Amadou Toumani Touré par les joueurs de l’équipe et les membres de l’encadrement technique accompagnés par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang.

A. O. Diallo

Envoyé spécial