Un atelier régional sur la gestion durable des terres (GDT) et le rôle des institutions locales dans la gestion des changements climatiques a débuté jeudi au Grand Hôtel de Bamako.
Le représentant du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Mamadou Gakou, en a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de la représentante par intérim de la Banque mondiale, Mme Bouaré Fily Sissoko. Organisé avec l’appui de l’institut de la Banque mondiale, cet atelier de deux jours regroupe des participants venus du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Sénégal. Il est centré sur la dissémination de trois études analytiques de la Banque mondiale : la première traite des liens entre l’impact des changements climatiques et les pratiques de gestion durables des terres et de l’eau, la seconde fouille le rôle des institutions locales dans l’adaptation aux changements climatiques et la dernière se penche sur le coût des options d’adaptation. La session communiquera aux participants le résultat de ces études. L’atelier s’attachera aussi à les sensibiliser à la gestion durable des terres dans le cadre de l’adaptation et de l’atténuation des impacts des changements climatiques. Il délivrera des conseils sur le rôle des institutions locales dans l’appui à la mise en œuvre des politiques et programmes d’adaptation aux changements climatiques et discutera des approches permettant d’intégrer les questions d’adaptation et d’atténuation de l’impact des changements climatiques. Le changement, a souligné Mme Bouaré Fily Sissoko, est un défi pour le développement, l’économie et l’investissement. Il offre, a-t-elle ajouté, une opportunité pour la transformation économique et sociale qui peut conduire à une mondialisation inclusive et durable. Lutter contre le changement climatique est, par conséquent, un pilier essentiel du programme de développement. Les changements climatiques sont réels et immédiats, a constaté représentante de la Banque mondiale qui a souhaité une prise de conscience internationale préalable à une action commune et harmonisée impérative pour l’humanité. Ce sont, a regretté Mme Bouaré, les habitants les plus pauvres et vulnérables des pays d’Afrique subsaharienne dont les économies sont fortement dépendantes des ressources naturelles et de l’agriculture pluviale, qui supporteront les principales conséquences des bouleversements climatiques. Notre pays, a-t-elle relevé, présente une vulnérabilité structurelle importante qui sera aggravée par les changements climatiques. La majorité des pays participants à la rencontre de Bamako se sont engagés depuis des années dans la lutte contre les effets des changements climatiques et la dégradation des terres à travers l’élaboration du programme d’action d’adaptation national (PANA) et du programme d’action national contre la désertification (PAN). Le représentant du ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, Mamadou Gakou, a confirmé que le changement climatique et la gestion durable des terres constituaient des priorités pour les pouvoirs publics, car 60 % de l’étendue du territoire national sont désertiques. Et 75 % de la population s’occupent de l’agriculture. Notre pays a installé une équipe technique et tenu la première rencontre du comité ministériel en fin 2009, avant le sommet de Copenhague, a rappelé Mamadou Gakou.