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PostHeaderIcon Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : PERILS SUR LES ECONOMIES ET LA STABILITE DES PAYS SOUS-DEVELOPPES

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a organisé mercredi à la Maison de la presse une journée de sensibilisation et d’information sur le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme dans notre pays.

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : PERILS SUR LES ECONOMIES ET LA STABILITE DES PAYS SOUS-DEVELOPPES

L’événement était présidé par Modibo Sylla, ancien ministre de l’Habitat et président de la Cellule nationale de traitement des informations financières. Elle s’est déroulée en présence de Sékou Touré, le correspondant national du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA) et Séga Diabaté, le 1er vice-président de la Maison de la presse. La rencontre participe du renforcement de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme au Mali et dans l’espace UEMOA. Concrètement, elle s’est attachée à sensibiliser et former les journalistes contre le fléau. Deux thèmes ont été exposés durant la journée : la présentation de la Cellule nationale de traitement des informations financiers (CENTIF/Mali) et le dispositif juridique de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Mali. Les communications ont été faites par deux membres de la cellule : Seydou Diawara, inspecteur des douanes, et Boubacar Sidiki Diarrah, magistrat. Modibo Sylla a introduit les débats en relevant que les organisations criminelles ont diversifié leurs investissements en s’orientant vers des activités légitimes susceptibles de servir de couverture à de nouveaux trafics ou à des opérations de blanchiment d’argent sale générant de nouveaux capitaux pour grossir leurs patrimoines déjà substantiels. Avec la mondialisation, les réseaux criminels ont délocalisé les étapes et les lieux du crime pour optimiser leur profil, a t-il souligné. Le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme constituent, de son point de vue, des menaces pour les économies et la stabilité des pays sous-développés. La réussite de la lutte contre ces crimes est liée à l’implication effective des assujettis, mais aussi à la connaissance des mécanismes et des instruments utilisés par les blanchisseurs, a expliqué le président de la CENTIF. Cette structure créée il y a seulement deux ans compte mener davantage de séances d’informations pour que "des franges importantes des structures administratives, financières et économiques, des entreprises et professions non financières, de la société civile et des acteurs de la communication soient fortement associés aux actions de sensibilisation, de formation et d’éducation", a annoncé Modibo Sylla. « Il sera possible d’obtenir une meilleure et large adhésion des populations maliennes à l’effort national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, fléau, qui ne peut qu’altérer notre système économique et financier et constituer un facteur d’instabilité du fait que les acteurs qui l’animent peuvent se constituer au niveau de toutes les composantes de la société », a indiqué le président de la Cellule qui révélera que 22 déclarations de soupçons de blanchiment ont déjà été déposées sur son bureau.