Notre compatriote est un parfait connaisseur de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar pour y avoir passé presque toute sa carrière
Notre compatriote, Amadou Ousmane Guitteye, est le nouveau directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Il a été élu à ce poste par le Comité des ministres de tutelle de l’Asecna réuni, à cet effet, le 29 juillet à Moroni aux Comores. Amadou Ousmane Guitteye qui succède ainsi au Tchadien, Youssouf Mahamat, en fin de mandat, prendra ses fonctions officiellement le 1er janvier 2011. Le ministre de l’Équipement et des Transports, Ahmed Diane Séméga, a pris part à la rencontre. Né le 19 décembre 1950 à Mopti, Amadou Ousmane Guitteye, a obtenu son baccalauréat en sciences exactes au lycée de Badalabougou en 1970. Ce parchemin en poche, il poursuit des études supérieures qui le mèneront successivement à Dakar (maîtrise de maths) et à Toulouse en France (diplôme d’ingénieur en aviation civile). Ses études supérieures terminées en 1979, il est affecté à l’Asecna en tant que stagiaire. Amadou Ousmane Guitteye gravira quasiment tous les échelons de la structure. Il fut d’abord chef de la division maintenance de l’Asecna au Mali en 1980, puis commandant aérodrome et délégué Bamako-Sénou de 1981 à 1986. En 1987, il est nommé chef service navigation de la représentation Asecna au Mali. Entre 1990 et 1995, Amadou Ousmane Guitteye travaille au ministère en charge des Travaux publics avant d’être sollicité à nouveau par la direction de l’Asecna à Dakar. De 1995 à 2005, il fut successivement chef du département de maintenance, chef du département de développement, directeur des études et orientations stratégiques et directeur de l’exploitation. En 2007, Amadou Ousmane Guitteye est nommé directeur régional du Bureau régional de l’Oaci (Organisation internationale de l’aviation civile) pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Un poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination le 29 juillet dernier pour conduire les destinées de l’Agence pendant les cinq prochaines années. Amadou Ousmane Guitteye est auteur de plusieurs publications sur l’Asecna. C’est donc un homme riche en expérience qui prend la direction de l’Agence. Le Comité des ministres de tutelle de l’Asecna a également approuvé la candidature du Français Jean François Thibault, au poste de président du conseil d’administration de l’Agence, en remplacement de son compatriote Jacques Courbin. Concernant la deuxième phase de l’audit international de l’Agence (une des préoccupations majeures des pays membres), le Comité des ministres a demandé au conseil d’administration d’élaborer un plan d’orientation stratégique 2011-2013 de l’agence, ainsi qu’un plan d’actions, afin d’améliorer la gestion des investissements. Le conseil d’administration soumettra ces deux documents aux ministres en vue de leur entrée en vigueur, lors de leur prochaine session prévue le 1er janvier à venir. Le comité a aussi décidé du maintien, au titre de l’année 2011, des taux de redevances aéronautiques liées aux activités communautaires, fixés par la résolution du Comité des ministres de juillet 2004. De même, il a été retenu la ratification de la Convention de Dakar révisée pour son entrée en vigueur dans les meilleurs délais par au moins 6 pays membres de l’Agence. Adoptée lors de la 50ème réunion du Comité des ministres, tenue en janvier 2010 à Ouagadougou, la Convention de Dakar révisée a été signée le 28 avril passé à Libreville. Conformément à l’article 2 de la Convention de Dakar, l’Asecna, créée en 1974, est chargée de la conception, de la réalisation et de la gestion des installations et services ayant pour objet la transmission des messages techniques et de trafic, le guidage des aéronefs, le contrôle de la circulation aérienne, l’information en vol, la prévision et la transmission des informations dans le domaine météorologique, aussi bien pour la circulation en route que pour l’approche et l’atterrissage sur les aérodromes communautaires. Les pays membres de l’Asecna sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée-Bissau, la Guinée Équatoriale, Madagascar, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo, la France et le Mali.