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PostHeaderIcon Agriculture : LES SEMENCIERS RECEPTIONNENT UN CADRE D’ECHANGE ADAPTE

L’association les regroupant vient d’inaugurer son nouveau siège qui sera un lieu de rassemblement et de communication entre les membres du groupement et entre celui-ci et ses partenaires

Agriculture : LES SEMENCIERS RECEPTIONNENT UN CADRE D’ECHANGE ADAPTE

L’Association semencière du Mali (Assema) dispose désormais d’un nouveau siège. L’infrastructure a été inaugurée jeudi. La cérémonie d’inauguration était présidée par Kassoum Dénon, le représentant du ministère de l’Agriculture. Le ministère de l’Elevage et de la Pêche, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) étaient représentés, ainsi que les chefs de projet semencier de l’Alliance ouest-africaine des semences (Wasa/Seed Project) au Mali. Ainsi, après 10 ans de « nomadisme », l’Assema réceptionne un siège permanent équipé par l’Association africaine du commerce des semences (Afstat) avec l’appui de l’Agence américaine d’aide au développement international (USAID) d’une valeur de plus de 4 millions. Ce siège sera un cadre précieux de rassemblement et de communication d’une part entre les membres de l’association et d’autre part entre l’Assema et ses partenaires nationaux et étrangers. Le lieu entend s’imposer comme une tribune d’échanges au service de tous les acteurs semenciers dans notre pays. Le président de l’Assema, Issa Mory Dembélé, a profité de l’occasion pour présenter l’association qu’il préside. L’Assema est née de la nécessité pour le secteur privé d’avoir une organisation professionnelle représentant l’industrie semencière malienne en vue d’instaurer un cadre systématique d’information et d’expérience dans tous les domaines de l’industrie semencière nationale et régionale. Depuis sa création, l’association a mené plusieurs activités et participé à la plupart des grands événements impliquant les acteurs semenciers nationaux, sous-régionaux et africains. Issa Mory Dembélé a souligné que les contraintes auxquelles font face l’association et l’industrie semencière malienne en général sont encore nombreuses. En effet, le Mali, pays à vocation agro-pastorale, possède une industrie semencière certes active, mais encore embryonnaire vu son niveau de professionnalisme et le faible volume de semence certifiées produites et vendues par rapport à l’immensité du potentiel du secteur de l’économie rurale et périurbaine qui occupe près de 80% de la population active. « Notre pays, dans sa quête de sécurité alimentaire, a toujours su réserver une place de choix à la production et à l’utilisation des semences sélectionnées. Cette volonté a été fortement marquée par la création d’un service semencier national. Ce dernier a évolué grâce à la mise en œuvre de projets et programmes pour céder progressivement la place à des comités et des coopératives de production de semence sélectionnés », a poursuivi le président de l’Assema. Cette démarche stratégique progressive de libéralisation du secteur semencier a permis aux ONG et acteurs privés de démontrer un fort potentiel et des capacités réelles de promouvoir la production de semences de qualité dans notre pays. Ainsi, plusieurs associations et coopératives ont été crée dans les années 1990. L’Assema est née en 2003 dans cette mouvance. Issa Mary Dembélé a salué les efforts du gouvernement visant à développer de façon durable, le secteur semencier national. Cependant, l’Assema souhaite voir les pouvoirs publics engager des actions visant à renforcer et développer le climat de confiance et de partenariat déjà instauré entre la recherche et le secteur en vue de maintenir, développer et promouvoir les variétés ordinaires et hybrides crées ou introduites dans notre pays. Il a aussi suggéré de sécuriser davantage les professionnels d’un secteur semencier qui contribue à la lutte contre la pauvreté, par la suspension de l’application de la TVA de 18% à l’importation et à la revente des semences potagères dont les principaux acheteurs restent des groupements de femmes en milieux rural et péri-urbain. Kassoum Denon a jugé que l’association avait été créée au bon moment. Car sur le plan institutionnel, l’Etat a mis en place un certain nombre d’instruments, de stratégies et de politiques en vue de promouvoir le développement du secteur agricole. Il s’agit, entre autres grandes initiatives, de la Loi d’orientation agricole (LOA). Il a par ailleurs expliqué que la semence contribuait à elle seule pour 30 à 40% à l’amélioration des rendements. A ce titre, elle reste l’un des intrants les plus importants en matière de production agricole.