mardi 21 novembre 2017

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Abdoulaye Idrissa Maïga à Montreuil : EN FAMILLE AVEC LES MALIENS DE FRANCE

Le Premier ministre posant avec notamment le maire de Montreuil, Patrice Bessac

Le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, a rencontré samedi, à Montreuil, les principaux représentants de la communauté malienne en France, au dernier jour d’une visite d’une semaine à Paris et à Bruxelles.
Au menu des discussions dans la salle du conseil municipal de Montreuil, nos compatriotes ont évoqué leurs préoccupations relatives à l’enrôlement et la distribution des cartes NINA dont les difficultés ont privé des Maliens de France de carte de séjour, de passeport, de droit de vote puisqu’ils n’ont pas de carte NINA, selon le Président du Haut Conseil des Maliens de France (HCMF), Demba Diabira «Le délai d’obtention de la carte NINA est très long», a-t-il dit, avant d’en appeler à une action du gouvernement pour multiplier les points d’enrôlement et de distribution. Et aussi à une reconduction de la prorogation des anciens passeports.
Selon M. Diabira, une tribune dans les medias publics, notamment l’ORTM, serait une bonne chose pour l’expression de la Diaspora, au-delà des aspects culturels. Il en de même d’une solution urgente aux problèmes des migrants retraités, qui, de retour au bercail, éprouvent des difficultés à rentrer dans leurs droits à la pension. Selon leur représentant du HCMF, certains peuvent mettre jusqu’à trois mois pour obtenir gain de cause. La requête pour un deuxième Consulat dans la région parisienne est revenue dans les préoccupations ainsi qu’une exploitation maximum des capacités de l’aéroport Dag Dag de Kayes, qui, s’il est ouvert au trafic international, sera un bassin d’emplois et aussi un raccourci pour les Maliens expatriés se rendant dans les localités d’origine. A ces sujets, les Maliens de France ont ajouté la question de la sécurité et des frontières.
«Des réponses ont été données à beaucoup de points qui avaient fait l’objet d’un courrier à la suite de la visite d’Etat du président de la République, mais d’autres demeurent encore sans suite», a dit Amedy Diarra du HCMF. Il a proposé un élargissement aux Régions dans le Nord du Mali des expériences d’implication de la diaspora dans la réalisation de projets locaux, tel que cela a pu réussir dans d’autres parties du pays.
Mais le sujet qui fâche encore dans la communauté malienne de France est la querelle de légitimité entre les représentants qui fait rage au sein du HCMF et dans laquelle M. Diarra voit deux poids et deux mesures de la part de l’Etat.
A ce titre, il a demandé au Premier ministre de faire veiller au respect de la légalité. Des appels à la fin de ce conflit fratricide ont été lancés pour arrêter avec cette mauvaise image du Mali en France. Des appels aux valeurs, comme celui de Mme Djénéba Keita, élue de Montreuil. Il y a une urgence pour l’apaisement, ont dit certains. Pour d’autres intervenants, à l’instar du Président du Conseil supérieur de la Diaspora malienne, il revient au gouvernement de sortir de son silence devant cette situation. «Il est de la responsabilité de chacun de régler cette querelle intra malienne dans le respect de nos valeurs», a tranché l’ambassadeur Cheick Mouctary Diarra, rappelant qu’il est question de l’application d’une décision de justice intervenant dans un conflit entre associations de loi française, la Loi 1901.
Pour ce qui est de la question du deuxième consulat, l’ambassadeur Diarra a confirmé que le Consulat général de Lyon est en route et n’attends que les premiers fonds puisque le Consul et ses collaborateurs sont nommés.
Quant au Ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Salif Traoré, il a rassuré nos compatriotes sur les efforts de fluidité, de facilitation et de rapidité déployés pour épuiser le lot de demandes de cartes NINA, tout en révélant l’existence de milliers de passeports biométriques et de cartes non enlevés par leurs propriétaires.
«On ne vous rend pas service en prorogeant les anciens passeports au risque de compromettre le processus de production des documents biométriques qui est irréversible», a dit le ministre Salif Traoré aux représentants des expatriés maliens de France.
Répondant à la question des Maliens expulsés d’Algérie, le ministre a indiqué qu’avec l’Organisation des migrations internationales (OIM), des retours volontaires sont organisés. «On ne peut pas obliger un pays à accueillir les nationaux. S’il y a des actes inamicaux de la part de pays d’accueil, il existe des canaux pour le leur faire savoir», a expliqué Salif Traoré.
Concluant les discussions, le Premier Ministre Abdoulaye Maïga, qui avait été accueilli par le maire de Montreuil, Patrice Bessac, a indiqué que, par rapport au processus de paix, il s’agit de ne jamais se laisser envahir par l’impatience, ajoutant que l’Accord pour la paix et la réconciliation est le seul moyen d’aller à la paix..
«Le Mali du Sud, le Mali du Nord, ce n’est là qu’une différence géographique. On peut imaginer diviser le Mali, mais on ne réalisera pas ce dessein», a dit M. Maïga qui a appelé ses compatriotes à être fier des efforts de notre pays et de ses résultats et, surtout, «à jouer collectif  pour créer des rencontres et donc des solutions aux problèmes». Il a assuré que les questions abordées lors de la rencontre avec les représentants des Maliens de France sont des préoccupations du moment qui seront prises en charge pour traitement.

Envoyé spécial
Moussa Diarra

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