mercredi 22 novembre 2017

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72è session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies : DES DISCOURS MARQUANTS À L’OUVERTURE DU DEBAT GENERAL

Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta et la délégation malienne participant aux travaux
de l’Assemblée générale de l’ONU

Les dirigeants du monde entier se sont succédé à la tribune avec des propos qui ont marqué les esprits. Le passage du président américain, Donald Trump, restera très longtemps gravé dans les mémoires

Le débat général annuel de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouvert mardi à son siège à New York en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, accompagné de son épouse et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Cette session se déroule sous le thème : « Priorité à l’être humain : paix et vie pour tous sur une planète préservée ».
C’est aux environs de 9h30 que le président de la 72è session de l’Assemblée générale, Miroslav Lajcak, a prononcé son discours d’ouverture du débat général dans lequel il a souligné que la paix et la prévention devraient être au centre des actions de l’ONU. «Les conflits persistent comme une affreuse réalité de notre monde. Les civils-et non les soldats en paient le prix le plus élevé. Les écoles et les hôpitaux-et non les casernes militaires-sont les cibles des attaques», a déploré Miroslav Lajcak.
C’est le président brésilien Michel Temer dont le pays est traditionnellement le premier intervenant national, qui a ouvert la longue liste des chefs d’Etat qui prendront la parole à la tribune. Le discours le plus attendu était sans doute celui du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump qui était à sa première participation à une Assemblée générale des Nations unies. Dans un speech d’une quarantaine de minutes, le dirigeant américain a réaffirmé le principe directeur de sa politique : «En tant que président des États-Unis, je mettrai toujours l’Amérique d’abord devant, tout comme vous, les dirigeants de vos pays, serez toujours et devrez toujours mettre vos pays en premier».
Donald Trump s’est ensuite lancé dans une diatribe contre les «régimes voyous» qui «ne respectent ni leurs propres citoyens ni les droits souverains de leur pays». Il désignait ainsi la Corée du Nord, le Venezuela et l’Iran.
Abordant la lutte contre le terrorisme, le président Trump a martelé qu’il faut empêcher les terroristes d’avoir des sanctuaires et des ressources. «Nous devons les écraser », a-t-il exhorté, ajoutant : «En Syrie et en Irak, nous sommes bien avancés pour mettre en échec l’Organisation Etat islamique».
A la suite de ce discours sans concession du président américain, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, en sa qualité du président en exercice de l’Union africaine, a appelé les Nations unies à accroître la représentation du continent africain au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a réclamé «deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour l’Afrique, choisis par l’Union africaine».
Il a estimé qu’il est incompréhensible que l’Afrique, qui constitue la troisième puissance démographique du monde, ne soit pas représentée à un niveau approprié au sein du Conseil de sécurité. Pour Alpha Condé, l’Afrique «ne doit plus rester en marge des décisions qui la concernent».
Enumérant les défis du continent, le président Condé a évoqué «les flux massifs de réfugiés, les migrations à grande échelle, les catastrophes naturelles, les grandes pandémies». Mais le retard de développement de l’Afrique, «n’est pas une fatalité», estimera Alpha Condé. Il en veut pour preuve : «l’Afrique a été le continent le plus dynamique au cours de cette dernière décennie».
Le président en exercice de l’UA a appelé à «davantage d’investissements dans les secteurs véritablement porteurs de croissance durable, tels que l’agriculture, les infrastructures, les technologies de la communication et de l’information, et l’énergie».
Lors de son passage à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président français qui était aussi à sa première participation, a axé sa déclaration en grande partie sur la lutte contre le terrorisme.
A ce propos, Emmanuel Macron a rappelé l’engagement de son pays au Mali et le soutien qu’il compte apporter au G5 Sahel. Il a noté que les causes profondes du radicalisme religieux sont d’ordre moral et civilisationnel. Pour relever les défis, il faut des réponses politiques appropriées, a préconisé le président Macron, souhaitant que l’aide au développement arrive au terrain et qu’elle soit gérée de manière à produire des résultats.
Par ailleurs, le président Macron a rappelé que l’Accord de Paris sur le climat n’est pas renégociable. « Je respecte la position des Etats-Unis d’Amérique et la porte leur sera toujours ouverte. Cependant, nous continuerons avec tous les autres pays pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat », a indiqué le président Macron. Il a, enfin, souligné la responsabilité particulière de la France pour que la Libye retrouve sa stabilité. A l’occasion d’une réunion de haut niveau, consacrée à la réforme de l’ONU lundi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a rappelé que l’Organisation a d’abord pour mission de servir les plus vulnérables. «N’oublions jamais que nous sommes là pour servir. Pour servir les gens», a dit M. Guterres lors de cette réunion présidée par le président des Etats-Unis, Donald Trump. Par ailleurs, le secrétaire général a déclaré que l’ONU doit aussi servir «les personnes ayant des idées et des rêves qui ont besoin d’être soutenues».

Envoyés spéciaux
Madiba KEITA
Aliou SISSOKO

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