mardi 21 novembre 2017

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61è session de la Commission de la condition de la femme : LE PLAIDOYER DE MME SANGARE OUMOU BA

Le chef du département profitera de la tribune des Nations unies pour expliquer les avancées dans l’autonomisation de la femme sans occulter les défis qui restent à relever

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Ba a pris part hier au siège de l’ONU à New York à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 61è session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies. Cette session était placée sous le thème : « autonomisation économique des femmes dans un monde de travail en pleine évolution ».

C’est aujourd’hui que Mme Sangaré Oumou Ba plaidera la cause des femmes maliennes à cette importante session. L’autonomisation économique des femmes passe aussi par l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Cependant, la fracture numérique entre les genres constitue un problème majeur dans l’expression des potentiels des femmes. Cette fracture s’explique par plusieurs facteurs à savoir, le faible niveau d’instruction de la femme, son statut socio-économique et les barrières législatives et règlementaires du pays. Cette situation est accentuée par les avancées technologiques qui ont beaucoup révolutionné le monde du travail et de l’emploi surtout avec l’avènement de l’ordinateur et l’Internet, creusant davantage l’écart entre les deux sexes en matière du travail et d’emploi.

Mme Sangaré Oumou Ba expliquera comment les technologies de l’information et de la communication et de l’innovation peuvent booster l’autonomisation économique de la femme. Elle mettra ainsi en exergue la prise en compte de la dimension genre dans les politiques, programmes et stratégies touchant les TIC. Elle fera, tour à tour, référence aux documents de politique nationale de la recherche scientifique et de l’innovation, à l’économie numérique et au Mali numérique 2020 qui, tous, intègrent le genre dans leurs objectifs.

Mme Sangaré Oumou Ba soulignera la longueur d’avance que le Mali a engrangée sur certains pays, en évoquant l’accès des femmes aux instances de prise de décisions. Elle citera à cet égard la loi n° 2015-052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives.

Ce qui a permis lors des dernières élections communales de novembre dernier d’atteindre un niveau de 2 830 femmes élues contre 927 en 2009. Elle évoquera aussi le Projet d’émergence des compétences féminines (PRECOFEM) avec comme objectif de contribuer à l’autonomisation des femmes.

En matière de formation et de sensibilisation des femmes et des filles sur l’opportunité de développement économique qu’offrent les TIC et leur appropriation, l’Organisation panafricaine de la femme (OPF) a posé des actes concrets comme le prix d’encouragement aux meilleures filles scientifiques du DEF et du BAC de l’année scolaire 2013-2014 à l’échelle du pays. Ce prix comprend des matériels didactiques et informatiques.

L’organisation a aussi créé un centre socio-éducatif composé d’une salle informatique, d’une bibliothèque et d’une salle de conférence, assuré la formation d’une cinquantaine de femmes politiques leaders sur « femmes et élections » sur la loi électorale, la charte des partis politiques, genre et développement et la loi instituant des mesures pour promouvoir le genre dans les fonctions nominatives et électives.

Mme Sangaré Oumou Ba soulignera les nombreuses actions entreprises par son département en matière d’éducation. Sans passer sous silence le fait que les femmes qui ont accès aux TIC ne constituent malheureusement qu’une minorité urbaine et instruite.

 

CCOM/MPFEF

 

Protection des données à caractère personnel : UNE ANNEE BIEN REMPLIE

L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) vient de  fêter son premier anniversaire.  A cette occasion, ses responsables ont organisé un déjeuner de presse vendredi dernier, à l’Escale Gourmande (ex-espace Bouna). La structure a, en effet, été créée le 10 mars 2016.  Rappelons que les données à caractère personnel sont des informations relatives à l’identification d’une personne ou le concernant individuellement. Ces informations, lorsqu’elles sont collectées ou utilisées à d’autres fins, doivent l’être dans  le cadre de la réglementation.

Lors du déjeuner, le président de l’APDP, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, a expliqué que l’Autorité entend prendre à bras le corps la problématique relative aux régularisations et aux autorisations concernant les traitements, notamment la vidéosurveillance utilisée par de nombreuses structures en déphasage avec la législation en vigueur. Raison pour laquelle, l’Autorité va procéder très prochainement à des contrôles afin que force reste à la loi. Il a aussi noté que le 10 mars 2016 marque le début, dans notre pays, de la croisade contre toutes formes de transgressions de la loi en matière de protection de données à caractère personnel. Cette date témoigne, entre autres, de la détermination des autorités (dans un contexte mondial marqué par l’évolution du numérique dans tous les secteurs de la vie) d’affermir les instruments juridiques auxquels notre pays a souscrit en matière de promotion des droits humains, a ajouté le président Haïdara. Il a exhorté la presse à persuader l’ensemble des utilisateurs du bien-fondé de la protection des informations nominatives à travers des séances d’information, de sensibilisation à grande échelle et l’éducation au numérique afin de leur garantir l’accès aux techniques de l’information et de la communication dans le respect de la loi. Par ailleurs, le président de l’APDP a déploré le fait que la loi n’accorde à sa structure que deux sessions de 10 jours chacune dans l’année, soit une session par  semestre. Une insuffisance, selon lui,  à corriger incessamment afin de donner les coudées franches à l’institution qui est appelée à traiter les dossiers dans les délais requis. «Si l’on tient compte du fait que l’Autorité ne peut délibérer qu’en session plénière, la disposition en vigueur se révèle inopérante, portant préjudice aux structures en attente d’autorisation nécessaire à la mise en œuvre de leurs traitements au profit de leurs partenaires », a-t-il fait savoir.

Faisant le bilan des activités de l’Autorité, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara a indiqué qu’elle a organisé des rencontres d’information et de sensibilisation au profit de 200 structures relevant des secteurs étatiques et privés ainsi que de 35 organes de presse. En outre,  l’APDP a traité une trentaine de dossiers dont deux plaintes contre trois sociétés de la place. Elle a apporté une assistance à des entreprises dans le processus de mise en conformité de leurs traitements ou de leurs déclarations. Elle a aussi initié des séances de travail avec des structures de l’administration, des visites à l’Assemblée nationale, au Premier ministre, au Haut conseil des collectivités, à la Cour suprême, au Conseil économique, social et culturel et à tous les départements ministériels. Entre autres, elle a été saisie par le département en charge de la justice pour donner son avis sur le projet de loi portant répression de la cybercriminalité au Mali.

L’APDP a également établi des relations avec les autorités du Sénégal, du Burkina Faso et du Maroc. En  marge de la 9è  conférence  et de la 10è Assemblée générale annuelle de l’Association francophone des Autorités de protection des données à caractère personnel, tenues en avril 2016 à Ouagadougou, elle a participé à la création du  Réseau africain des autorités de protection des données  à caractère personnel. L’APDP est devenue  le 117è membre de la Conférence des commissaires à la protection des données à caractère personnel et de la vie privée à l’issue de la 38è session de cette organisation qui a eu lieu en octobre 2016 à Marrakech.

  1. TOURE

 

Vie associative : LE ROTARY CLUB FETE SES 112 ANS

Créé le 23 février 1905 à Chicago (Etats Unis), par 4 amis (Paul Harris, Gustave Loehr, Hiram Shorey et Sylvester Chiele), le Rotary club international a pour mission de promouvoir la paix à travers le monde par un engagement de tous les jours auprès des communautés.

L’Organisation internationale a fêté le jeudi 23 février ses 112 ans. A cette occasion, les responsables du Rotary club Bamako «Alassane Kanté » ont organisé à l’hôtel Onomo une conférence-débat sur  la paix  au Mali  et sur l’historique du Rotary.

La conférence était animée par l’ancien assistant du gouverneur du Rotary club Bamako Kanu, Daouda Sako et l’assistant du gouverneur du Rotary club Bamako Koulouba, Mamadou Touré. Dans son exposé, Daouda Sako a défini la paix comme un  rapport calme entre des personnes, des citoyens qui ne sont pas en conflit ou en querelle. « La paix est l’état, le caractère d’un lieu, d’un moment où il n’y a ni agitation, ni bruit.

Elle peut être aussi considérée comme l’état d’une personne que rien ne vient troubler et une âme qui n’est troublée par aucun conflit et aucune inquiétude », a-t-il expliqué.

Pour Daouda Sako, la paix signifie également l’absence de troubles et de violence dans une nation, dans un Etat. « La paix est un besoin individuel, familial, social, collectif, local, national, multidimensionnel, mondial. Aujourd’hui, la paix est sur toutes les lèvres parce que le monde se sent menacé », a-t-il dit avant de rappeler que la paix, la prévention et la résolution des conflits, la santé, l’éducation de base, le développement économique et social sont les axes stratégiques du Rotary club international.

Le conférencier Mamadou Touré a souligné que les valeurs caractéristiques du Rotary club international reposent sur l’intégrité, la diversité, le leadership, le service et la camaraderie. « Les rotariens s’appuient sur les valeurs caractéristiques de l’organisation pour atteindre les objectifs visés dans leur plan », a-t-il déclaré avant de rappeler que le Rotary club international dispose d’un centre pour la paix qui permet aux apprenants de décrocher un Master.

Au cours de la cérémonie, le Rotary club Bamako «Alassane Kanté » a accueilli 5 nouveaux membres. Il s’agit de Mme Coulibaly CoumbaBagayoko, Cheick Nimaga, Ibrahim Dolo, HamadounMaïga et Awa Ballo.

  1. Y WAGUE

 

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