mercredi 22 novembre 2017

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57è anniversaire de l’Armée de Terre : DEVOIR DE MÉMOIRE

La cérémonie a été marquée par le dépôt de gerbe de fleurs au Monument des morts

L’Armée de Terre a célébré hier, à la place d’armes du Camp Soundiata Keïta de Kati, son 57è anniversaire. C’était en présence du chef d’État-major général des Armées, M’Bemba Moussa Kéïta, du chef d’Etat-major de la 3è Région militaire, le lieutenant-colonel Toumani Koné, du directeur général de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Diarran Koné et nombre d’officiers.
A titre de rappel, 8 jours après la proclamation de la République du Mali, l’acte de création de notre Armée fut signé le 1er octobre 1960. C’est à travers une adresse à la troupe que le capitaine Sékou Traoré, chef d’Etat-major d’alors de l’Armée, notifia cette naissance aux officiers, sous-officiers et militaires du rang.
Pour cette commémoration, les temps forts ont été la montée des couleurs et le dépôt de gerbe de fleurs au Monument des morts.
Dans son allocution, le chef d’État-major de la 3è Région militaire a souligné que la célébration de cette journée est placée dans le cadre, non seulement du devoir de mémoire pour nos illustres disparus mais aussi de la mise en évidence de ce que nous avons fait de l’héritage qui nous a été confié».
Le lieutenant-colonel Toumani Koné a indiqué que 57 ans après sa création, l’Armée de Terre a subi de profondes mutations et que sa restructuration en cours permettra sans doute, d’adapter l’appareil militaire à l’environnement et aux menaces actuelles, car les défis sont énormes et le combat contre le terrorisme nous exige de changer nos appréhensions.
«Depuis la dernière édition de la Journée de l’Armée de Terre (JAT), certaines décisions impactant sur les conditions de vie des militaires et leurs familles ont renforcé le moral dans l’ensemble. Il s’agit entre autres de l’adoption du nouveau statut des militaires, de l’acquisition du taux plein de l’ICL, du relèvement par la mutuelle de la somme accordée aux partants à la retraite entre 1 et 2,5 millions de Fcfa. Il y a aussi de la contribution en kits scolaires attribués aux enfants orphelins des militaires», a déclaré Toumani Koné avant d’ajouter qu’en ce jour de célébration, « nous devons avoir une pensée pieuse pour nos disparus».
Hommage a été rendu aux soldats tombés sur le champ de l’honneur, notamment dans la défense de la patrie.
Mamadou SY

 

Gendarmerie nationale : la 25è promotion baptisée du nom de feu colonel Toumani Diakité

La cérémonie de sortie de la 25è promotion des élèves gendarmes et de la 3è promotion de gendarmes stagiaires issus de l’École des sous-officiers (ESO) de Banankoro,  a eu lieu, jeudi dernier, dans la  Caserne «chef d’escadron Balla Koné» de Faladié.
C’était en présence du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéna Coulibaly, de ses collègues de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Salif Traoré et de la Justice, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaïla Konaté ainsi que des hauts gradés de l’Armée .
1 000 élèves-gendarmes ont, de juin à fin septembre 2016, suivi une formation commune de base de soldat fantassin avant d’intégrer, en octobre 2016, l’ESO pour suivre une formation initiale de sous-officier de gendarmerie.
Du début de la formation à ce jour, l’encadrement de la 25è promotion des élèves gendarmes a pu enseigner des notions requises pour la qualification de chef du groupe militaire au combat. Il leur a été inculqué aussi des connaissances théoriques dans plusieurs domaines.
Le commandant des Écoles de la gendarmerie nationale, le colonel Seydou Kamissoko, a affirmé que grâce à la détermination et au professionnalisme de tous les acteurs impliqués dans la formation des récipiendaires, les objectifs initialement fixés ont été largement atteints malgré certaines difficultés et contraintes.
Parmi ces difficultés, il soulignera l’effectif élevé des apprenants par rapport au nombre des instructeurs permanents disponibles et le manque de moyens logistiques.
«Une promotion de jeunes gendarmes parmi lesquels un personnel féminin de 100 gendarmes, prêt à servir avec honneur, dignité et professionnalisme la patrie. Cette performance réalisée met en évidence la place reconnue à la formation dans le processus de réforme du secteur de la sécurité en cours au sein de la Gendarmerie nationale et des autres forces de sécurité, sous l’impulsion du ministre en charge de la Sécurité » a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le colonel Seydou Kamissoko a indiqué que les 1000 élèves-gendarmes et les 4 gendarmes stagiaires ont pu bénéficier d’autres formations complémentaires à travers des modules, des conférences et séminaires organisés en collaboration avec les partenaires des Écoles de la Gendarmerie nationale. Ils ont eu un enseignement utile dans la traite de personnes et le trafic illicite de migrants organisés par ONU-DC, la cybercriminalité organisée par la MINUSMA, le genre par « ONU Femme », la sécurité routière par l’ANASER, la sensibilisation sur les engins explosifs improvisés par UNMAS etc.
Le commandant des Écoles de la gendarmerie nationale ajoutera que les élèves- gendarmes ont bénéficié de l’apprentissage de quatre dialectes nationaux qui sont parlés notamment au Centre et dans le Septentrion du pays, à savoir : l’Arabe, le Tamasheq, le Sonrhaï et le Peulh.
Cela constitue une réelle innovation au sein de la Gendarmerie nationale dans le souci de contribuer au rapprochement entre le personnel déployé sur le terrain et la population locale.
S’adressant aux stagiaires, il les a exhortés à tirer profit des connaissances acquises, en s’inspirant du parcours honorable de leur parrain, feu lieutenant colonel Toumani Diakité qui, durant toute sa carrière, s’est illustré par un parcours élogieux. Il a remercié les partenaires de notre pays qui, non seulement accompagnent la Gendarmerie nationale dans le processus de professionnalisation mais apportent également leur appui technique et financier dans la conception et la mise en œuvre d’actions de formation. Il s’agit particulièrement de l’ONUDC, de la MINUSMA, de l’EUCAP Sahel Mali.
«Nous avons été témoins oculaires aux côtés des encadreurs des évaluations périodiques pour nous rassurer que l’intégralité de l’effectif que nous avons pu obtenir, à travers les recrutements va effectivement aider la Gendarmerie à renforcer ses capacités. Les élèves gendarmes sont à partir d’aujourd’hui, gendarmes stagiaires et le besoin se situe à l’intérieur du pays, au niveau de nos unités d’interventions», a déclaré le colonel-major Satigui dit Moro Sidibé.
Le patron des pandores a sollicité la collaboration des populations pour mieux contribuer au renforcement des Forces de sécurité.
Né vers 1954, le colonel Toumani Diakité (parrain de la promotion) avait intégré la gendarmerie nationale en avril 1975. En 2012 il fut arraché à l’affection de ses collègues et de sa famille, des suites d’incidents de tirs survenus à Bamako, lors de la transition politique. Il laisse derrière lui 2 veuves et 8 orphelins inconsolables. Il a obtenu la médaille commémorative de campagne en 1986, de la valeur militaire en 1993 et la médaille d’observateur des Nations-unies en Angola en 1997.
Des séries d’exercices de simulation, une prestation de l’équipe chargée de l’armement et un défilé magnifique avec les différents corps des Forces de défense et de sécurité ont mis fin à la manifestation.
M. S.

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